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Envol "Evasion"

Résumé des douze derniers mois.

Vous pouvez consulter le programme de toutes les activités passées et à venir.

6 février 2019 : Evasion part à la découverte d’un des fleurons industriels de notre département : Renault Trucks

Nous étions 16, dont 3 enfants, ce mercredi matin à nous retrouver avenue Amédée Mercier, à Bourg, pour rejoindre Mr Gagneret, responsable de la communication : c’est avec ce dernier que notre groupe passera près d’une heure et demie passionnante à la découverte de l’assemblage de camions Renault Trucks.

Effectivement sur ce site industriel du groupe Volvo (anciennement un site Berliet, puis Renault), il n’est procédé qu’à l’assemblage. Les différentes pièces, châssis, essieux, moteurs, cabines, roues,… arrivent d’autres sites, dits de fabrication, comme Saint Priest, Vénissieux, Blainville dans l’Orne, par exemple.

130 camions sont ainsi assemblés chaque jour sur ce site de 120 hectares, dont 15 hectares de bâtiments, avec 1700 employés sur le site. Sur les 600 mètres de longueur d’un des halls, nous avons pu assister au montage d’un “tracteur” (la partie du camion qui « tractera » les containers, remorques ou autres...)

Une organisation en “arêtes de poisson” qui permet d’apporter par les côtés, ou le dessus, les pièces qui viendront compléter le châssis central qui lui va glisser sur toute la longueur du hall. Ce châssis se présente « à l’envers », ce qui permet un travail des ouvriers plus facile, sans charge et manipulation excessive. Il sera "retourné" à un certain stade d’équipement, après la mise en place des essieux. Les roues, le moteur, l’appareil qui permet de diminuer la pollution viendront compléter l’ensemble, une fois la 1ère partie transférée sur l’autre côté du hall. C’est là qu’on se rend mieux compte de l’organisation en arêtes de poisson. Tout viendra du côté droit alors que tout le début s’est fait du côté gauche. Puis mise en place de la cabine qui arrive, rutilante du… plafond et vient "au poil près" coiffer le châssis déjà bien complété, pause du bouclier...

Il faut savoir que chaque camion est unique. En lisant le texte ci-dessus, tout paraît simple mais chaque assemblage correspond à un cahier des charges spécifique à chaque engin et à chaque client. Quand on connait les contraintes environnementales ou de vitesse par exemple de chaque pays, et notamment celles des pays étrangers, hors Europe, on conçoit la complexité de l’élaboration de cette fabrication. Dans les commandes de Renault Trucks, 20% partent à l’international, en dehors de l’Europe, de l’Afrique et des pays de l’Est, non UE. C’est ainsi que nous avons pu voir une partie d’une commande pour l’armée canadienne : les camions kaki déjà assemblés, attendaient patiemment le solde de fabrication sur une des nombreuses aires de stockage de l’usine.

Ainsi en 6 heures, un camion est terminé, testé et livré sur le parking, magnifique et donnant envie de l’essayer. D’ailleurs le chauffeur rencontré en fin de chaîne, celui qui a eu le privilège de mettre le volant et le contact, juste après avoir fait une retouche de peinture "lilliputienne", nous a dit que c’était un moment toujours magique, un privilège, de le faire démarrer pour la 1ère fois et de l’amener au banc de test. 1500 opérateurs constituent les équipes intervenantes et chaque opérateur est formé à 3 charges de travail différentes, de façon à leur permettre de diversifier leurs tâches. D’autre part, énormément de choses ont été mises en place en termes d’ergonomie, pour l’amélioration des conditions de travail et de sécurité, dans cette usine qui est d’ailleurs une usine "sans poste salissant", sans graisse. Ainsi les différentes pièces devant contenir du gazole ou un autre liquide arrivent pré-remplies à l’usine.

Et voilà un camion fini, prêt à être livré. Pour un tracteur, il faut compter 105 000€ et ce qu’il tractera coûtera beaucoup plus cher.

Un moment vraiment intéressant à la découverte du patrimoine industriel de chez nous, une usine superbe, qui existe depuis 45 ans : Renault Trucks est le 1er employeur privé de l’Ain et avec les pièces fabriquées à Lyon, Vénissieux ou Saint Priest, un acteur majeur de Rhône-Alpes. Les enfants ont trouvé cela “trop bien” ! Nous sommes bien d’accord avec eux.

Merci à Mr Gagneret de nous avoir accueillis et à une idée de prochain site à découvrir.

Mireille Cayreyre

Carnaval des enfants de Courmangoux, 10 mars 2019

Un peu inquiètes et même dubitatives, le dimanche matin quand nous avons, toutes les 4, Candy, Laurence, Stéphanie et moi-même, préparé la salle Piquet pour notre édition annuelle du Carnaval : météo bizarre, des changements très rapides, des averses importantes…Aidées de Matteo et Joline, les petits sacs-cadeaux étaient vitre prêts et les affaires pour le bonhomme-hiver aussi.

Nous nous demandions ce qui allait se passer l’après-midi. Mais bon, on a décoré, rangé et tout était prêt à 14h15 pour l’arrivée des enfants.

Ils sont venus, 19 finalement, quelques habitués mais aussi des tout-petits, de nouveaux habitants de Chevignat et aussi de Pressiat. Les déguisements étaient bien jolis et cette année, les animaux et insectes étaient à l’honneur : coccinelle, toute petite vache bébé, dragon, lion, chouette… nous avions aussi des princesses, une fée-bonbon, une écolière de manga, une fée de la forêt, un magnifique robot, une cow-girl qui s’entendait très bien avec un siou, une demoiselle-licorne … et même un sapeur-pompier et un militaire. Ces derniers sont arrivés juste après que le bonhomme-hiver qui s’appelait "Pas" (faut le faire !) soit passé de vie à trépas, annonçant le printemps. Un problème au centre d’appel sans doute : ils venaient de Bény !

Nous avons eu aussi, pour le plus grand plaisir, de tout le monde un musicien, venu d’Hauteville. Il a vu notre annonce dans le journal, il aime les carnavals en musique et les enfants, et il avait lu : "venez avec votre instrument !". Cher Monsieur, joueur de tambour, dont on ne connaît pas le nom, un GRAND MERCI.

Tout notre petit monde, enfants, parents et musicien, plus quelques anciens qui nous ont fait le plaisir de nous rejoindre, se sont retrouvés pour la pêche miraculeuse et le goûter. Et cette année, tout était offert, à la plus grande joie des enfants.

Un bon moment où les enfants avaient l’air tellement contents ! Merci à tous et à l’année prochaine.

Et merci Candy, Thibault, Laurence, Stéphanie pour votre aide et Dominique pour la plaque et le seau de graviers.

Mireille Cayreyre

"La lune, rêves et découvertes" : un titre alléchant pour un moment passionnant, le 16 mars 2019, à Courmangoux

Nous étions près de 40 dans la salle des associations ce samedi 16 mars, par une belle après-midi ensoleillée : le ciel avait décidé d’une trêve après 15 jours de pluie. Il devait savoir que nous devions regarder la lune, après avoir appris plein de choses sur elle.

1ère partie de notre soirée : Jean-Claude Allehaux, de l’Association Astronomique de l’Ain (AAA), association qui regroupe des amateurs passionnés d’astronomie, nous a fait rentrer dans l’histoire de la lune. De sa création ou des premières descriptions qui remontent aux grecs aux premières expéditions : 2 heures d’un voyage extraordinaire dans l’espace. Objectif Lune, comme fera dire plus tard Hergé à Tintin : des grecs, comme Aristarque de Samos ou Eratosthène (310 av JC) à Jérôme Lalande (XVIIIème), scientifique bien connu des Bressans, la lune a toujours intrigué, passionné.

  • A combien de kms est-elle de la terre ? 384 000 en moyenne. Tourne-t-elle bien autour de la terre ? Oui, elle décrit en fait une ellipse en un peu plus de 27 jours, comme d’ailleurs elle tourne en même temps sur elle-même. De là, l’explication de la face cachée de la lune.
  • Si vous voulez bien expliquer cela, il vous faudra tout le talent de Jean-Claude Allehaux, plus une panoplie du parfait professeur astronome : un petit globe terrestre, une lune en …polystyrène à l’échelle, un cerceau… Muni de cela, vous ferez comprendre à vos auditeurs ébahis, que si la lune tourne autour de la terre de façon elliptique, il y a des moments où elle est plus près, périgée, d’autres plus loin, apogée.
  • Jean-Claude nous a aussi expliqué son origine : comme souvent avec les planètes, une collision… il y a 3,3 milliards d’années. Cette science liée à sa formation, c’est la sélénographie. Courez vite sur internet pour plus de détails.
  • Si on la voit, qu’on connaît à peu près sa taille, il faut en savoir plus : à quoi cela ressemble sur la lune ? Pourrait-on y vivre… Y-a-t-il de l’eau ? … et pour cela, il faut la voir mieux : d’où les premières lunettes astronomiques avec Galilée en 1610. On y voit alors des "cratères". On pensait au début que c’était des volcans… en fait ce sont des chocs de météorites.
  • La lune varie. Et oui, puisque la lune tourne autour de la terre, elle n’a pas toujours le même aspect dans le ciel : Pleine lune ou Nouvelle lune. Et d’ailleurs quand la lune sera en opposition ou en conjonction avec le soleil, cela s’appelle la syzygie (je vous le dis pour le scrabble, dans le cas improbable où vous aurez dans votre jeu, le y, le z et un joker !!). Entre pleine et nouvelle lunes, elle passera par des phases de lune montante ou descendante, croissante, décroissante. Regardez la PJ avec le schéma correspondant.
  • Ces variations régulières de la lune sont bien sûr à la base d’un calendrier lunaire, mais comme la lune tourne sur 28 jours et que nous avons 365 jours dans l’année, il a fallu un peu décaler. Les différentes religions se sont souvent calées sur la lune pour fixer leurs fêtes, dont celle de Pâques, par exemple.
  • Jean-Claude nous a aussi expliqué ce que sont les éclipses, l’alignement de la terre, de la lune et du soleil : partielles comme l’éclipse de Lune qui aura lieu le 16/7/2019 ou totale, comme l’éclipse de Soleil prévue le 3/9/2081 ; éclipse de soleil à la nouvelle lune ou éclipse de lune à la pleine lune.
  • dernier point assez logique, cette force d’attraction que la lune exerce sur la terre, va logiquement agir sur l’eau, donc sur les océans et sur les marées, grande ou petite, en fonction de l’alignement de la lune et du soleil.

2019, 50 ans après la conquête de la lune. Et oui, cela fait déjà 50 ans (juillet 1969) qu’Apollo XI s’est posé sur la lune et qu’Armstrong et Aldrin y ont fait leurs premiers pas, après de nombreuses années de compétition entre russes et américains. Au bénéfice des russes d’abord dès 1957 et l’envoi du 1er homme dans l’espace, Gagarine en 1961 ou la 1ère sortie d’un homme dans l’espace avec Leonov en 1965…

Bizarrement, vers 1972, les programmes des 2 pays se sont nettement ralentis, problème d’argent, difficultés … avant de repartir ces dernières années avec de nouveaux acteurs, chinois, israéliens, japonais…

2ème partie : pourra-t-on y aller un jour, comme touriste ? Pour voir mieux à quoi cela ressemble, Jean-Claude et Roger Moretti, un autre membre de l’AAA avaient monté leurs télescopes (grossissement X200) et nous voilà dehors dans une nuit assez claire en train de découvrir un morceau de la face visible de la lune : peut-être avons-nous vu la mer de la sérénité ? Oui !

Dans tous les cas, après cette magnifique soirée, nous étions plus sereins, plus heureux et réellement impressionnés. RDV est pris pour le 16 juillet aux Conches pour profiter à nouveau de cette magie.

Merci Jean-Claude, merci à l’AAA et certainement à bientôt. J’espère ne pas trop avoir abîmé votre conférence : pas facile de résumer. Il faut aller vous écouter à nouveau.

Mireille Cayreyre

Evasion remet le couvert à la trattoria, ce 29 mars 2019 !!

Dès la fin de la soirée en 2018, il était décidé de refaire une soirée chez Piero D’Agostino à Bourg en 2019. Trop sympa, intéressant, dépaysant !! Même règle : carte blanche au chef pour nous concocter un cours de cuisine assorti d’une dégustation, selon "son bon plaisir".

Vuole una panna cotta pomodoro-basilico, spaghetti alla carbonara e una zuppa inglese ?

Et voilà le programme, illustré par la phrase ci-dessus, ce qu’on traduirait en français, par "Vous prendrez bien une crème cuite tomates-basilic, des spaghettis à la charbonnière et une soupe anglaise ?". Tout de suite moins chantant et engageant !!

1) Mise en bouche avec présentation de la soirée : un verre à la main avec un peu de Prosecco, ou du vin blanc (un Lugana, de la région du lac de Garde, ou un Oro Passo de la région de Venise), nous voilà tous les 16, à écouter Piero et Ludivine.

2) C’est cette dernière qui nous a concocté la panna cotta à la tomate, assortie de sablés au parmesan et d’une émulsion au basilic. Pour votre info, la crème cuite qui se déguste sucrée ou salée, était une spécialité familiale en Italie et la grand-mère de Piero faisait sa crème elle-même.

Pour 6 personnes, il faut :

  • pour la panna cotta, 300 ml de crème liquide chaude, c’est-à-dire " cuite", 200 ml de purée de tomates au naturel, délayée dans la crème chaude, 2,5 feuilles de gélatine préalablement ramollies dans un bol d’eau froide, que l’on rajoute au mélange précédent, du sel, du poivre et un soupçon de piment de Cayenne ou d’Espelette.
  • pour le sablé au parmesan, 100 g de parmesan râpé, 130 g de farine, 100 g de beurre et un jaune d’œuf. Et on malaxe bien : au pupitre, Laurence et Marie-Ange pour nous faire des "jolis boudins", qui, refroidis au réfrigérateur pendant 3/4h, seront ensuite coupés en tranches de 1cm d’épaisseur et cuits 15 à 20 ‘au four à 180°.
  • Enfin, pour l’émulsion au basilic, on chauffe 400 ml de crème liquide, on effeuille une botte de basilic que l’on met à infuser dans la crème. On mixe très finement et on filtre. Un peu de sel, on laisse refroidir avant de mettre au siphon.

Une entrée fraîche qui annonce l’été.

3) Le chef reprend la main pour la pasta, avec une approche originale. Les spaghettis à la carbonara, tout le monde connait et presque tous les français en ont cuisiné une fois dans leur vie. Alors, donnez-nous votre recette et même faites-la pour nous.

Au pupitre cette fois-ci, Brigitte et Danièle, avec une proposition d’ingrédients proposés par Piero et achetés au Biocoop d’à côté. Cela ne va pas aller du tout … mais ça restera bio !! Bien sûr, il a mis dans le panier de la crème, des lardons nature, des œufs, du parmesan … et il a regardé, un sourire italien en coin !!, Brigitte faire sa recette ou Danièle nous dire la sienne.

Et on a goûté un échantillon avant de voir Piero reprendre la main. Et d’abord pas de crème. On aurait dû s’en douter après l’entrée !! Pas de lardons ! Pas de pâtes fraiches ! Mais pas non plus ces spaghettis filiformes achetés chez notre magasin bio, préféré. Au final, à part le parmesan et les œufs, rien de commun !

Il vous faudra toujours pour 6 personnes :

  • de la joue de porc affinée (guanciale),
  • des œufs, 6 jaunes (que les italiens appellent d’ailleurs le rouge) et 3 blancs, battus doucement
  • du parmesan, une cuillère à soupe pour 2 personnes, mélangé aux œufs
  • des pâtes gragnano, à la farine de blé dur.

Vous faites revenir la joue de porc, tranche d’un cm d’épaisseur, coupé en bâtons d’un cm d’épaisseur à nouveau. Le gras de la joue va fondre et on en utilisera un peu de ce gras pour lier les pâtes.

On met les pâtes à cuire, al dente et on les finit à la poêle… italienne, pour la sauce. On verse le tout dans l’œuf battu et on sert dans des assiettes chaudes. "La pasta non aspetta !". A table ! Prenez votre verre de Barbaresco Rubejà 2003 ou un San Giovese de la région de Florence, l’Enigma et dégustez !

4) Encore un petit creux : non plus vraiment mais le repas se finit avec un clin d’œil à nos voisins Brexiteurs, una zuppa inglese, dessert créé dans les années 1600 à Ferrare, le duc d’Este demandant à ses cuisiniers de faire un dessert copie d’un trifle goûté à la cour d’Elisabeth 1ère.

Biscuits à la cuillère trempés dans de l’alkermès, crème pâtissière parfumée à la fleur d’oranger, une couche nature, une couche au chocolat…

Tout va très, très bien Piero ! Nous repartons le cœur plein de bons moments, certains refaisant le lendemain même des plats appris le soir. Déjà le désir de revenir l’année prochaine.

Un très grand merci à partager avec Ludivine et Fiona, toujours aussi géniales.

Grazie mille per tutti.

Mireille pour les 16 évadés chanceux !

Une bien "bonne" visite à "Beaune", le 3 avril 2019.

Jeu de mots facile, que je ne dois pas être la première à faire. Mais il n’en demeure pas moins que ce fut une belle journée, même si le soleil n’était pas de la partie. Il devait savoir après 15 jours printaniers que nous allions visiter des musées et que beaucoup de choses seraient à l’intérieur.

24, dont 4 enfants, c’est le nombre d’Evadés (un sacré bon crû !) au départ, avec un programme débutant par l’Hôtel-Dieu des hospices de Beaune et finissant par la visite de la moutarderie Fallot.

Je ferai assez court sur l’Hôtel-Dieu, car le site internet est superbe et je ne pourrai parler de tout et enfin, cela sera beaucoup moins bien qu’eux. Mais quand même :

1) Tout est beau, des toits vernissés admirés de la cour d’honneur, au sol avec les carreaux aux initiales entrelacées de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne et de son épouse Guigone de Salins, tous 2 investis dans cette magnifique construction au XVème siècle, aux plafonds, charpentes sculptées, tableaux, chapelle avec ses magnifiques vitraux, cuisine, fers forgés et même salles de soins…

Enfin mention plus que spéciale au retable de Rogier Van der Weyden, "Le Jugement dernier".

2) Tout est instructif et "édifiant". L’Hôtel-Dieu fut classé monument historique en 1862 et s’il a fermé en 1971, jusqu’à cette date, l’utilisation fut fidèle aux principes des 2 fondateurs : "charité et soins dans un environnement de grande qualité".

3) L’apothicairerie vaut aussi le détour et je suis toujours aussi fascinée, en bon apothicaire que j’étais, par le savoir de nos anciens pour faire des "médecines". Un petit clin d’œil pour les enfants aux "yeux d’écrevisse" et à "la pierre divine" !!

4) Le domaine viticole débuté lui aussi très tôt, continue de produire des vins de grande qualité, vendus lors de la très célèbre vente de vins aux enchères des hospices et cela permet même aujourd’hui aux Beaunois d’entretenir leur patrimoine mais aussi d’investir dans leur hôpital du XXème siècle.

Pour ceux qui me liront jusqu’ici…, sachez que la cuvée Guigone de Salins est de très haut niveau, mondialement connue et atteint donc des sommets lors de la vente des hospices.

Après une pause sympathique et réparatrice au restaurant bien nommé " Le petit bonheur", une halte rapide pour certains à la collégiale Notre-Dame de Beaune, la plus ancienne église de Beaune, puis direction le trottoir d’en face du restaurant à la moutarderie Fallot.

C’est la dernière moutarderie artisanale subsistant à Beaune et la seule encore travaillant à la meule de pierre (marbre de Bretagne), que ce soit à Beaune bien sûr ou à Dijon.

30 personnes, dont 10 à l’atelier de fabrication, y travaillent, fidèles au savoir-faire ancestral de 1840 quand la moutarderie fut créée et reprise par Edmond Fallot en 1928. C’est aujourd’hui son petit-fils, Marc Désarménien, qui dirige l’entreprise. Celle-ci produit 2000 tonnes de moutarde (dont 50% vendus à l’export) quand, à Dijon, ils en produisent 90 000 !!

Grâce à notre guide, nous avons pu découvrir les secrets de la graine de sénevé, savoir comment on la travaille, depuis si longtemps (4000 ans avant JC), puis au XIIIème siècle les premières recettes de trempage dans le vinaigre, et enfin, son trempage dans le vin, le verjus non buvable, des ducs de Bourgogne au XIXème, tout apprendre sur les lieux de culture. Tout apprendre aussi sur les vertus gustatives, digestives, médicinales, expectorantes. Vous vous rappelez les sinapismes de notre enfance !

Chez Fallot, tout est fait pour revenir à une plante cultivée en France et 2019 sera la 1ère année avec du 100% de graines origine Bourgogne. Cela permet de faire une moutarde de Bourgogne, qui a une IGP aujourd’hui et demain, il faut le souhaiter, une AOP.

Quelle est aussi la différence entre une moutarde ancienne et une fine ?

Tous les ingrédients sont identiques, seul le tamisage varie.

Quoi de mieux que de mettre en pratique avec des graines, du sel et du vinaigre de vin et de faire sa propre moutarde ? C’est ce qu’a fait une douzaine d’entre nous. Et cadeau, ils ont ramené leurs propres échantillons à la maison pour faire goûter aux absents et aussi pour voir, ce que le temps, une légère oxydation… font au mélange, qui sera plus goûteux, moins "monte au nez" !.

2ème cadeau, une très jolie dégustation organisée autour de 5 petites bouchées et 4 moutardes dont la moutarde de Dijon, la moutarde en grains, puis celles aromatisées, au cassis, au pain d’épices. Une manière sympathique de découvrir quelques-unes des 20 spécialités de la maison.

Il était déjà plus de 17 h quand nous reprîmes les voitures après quelques achats destinés à rendre encore plus savoureuses certaines de nos recettes.

Une bonne journée : les enfants ont été top et …les adultes très sages aussi.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Mireille Cayreyre

18 mai, dernière balade Evasion à Clairvaux-les-Lacs

Au programme fromagerie Thoiria, pique-nique et "musée des maquettes à nourrir le Monde"

Cela fait un peu bizarre de parler d’une sortie que je n’ai pas pu faire mais j’ai passé tellement de temps à l’organiser et j’aurais tellement aimé être là-bas. Une autre fois, nous irons avec nos petits-enfants…

C’est finalement un groupe de 16 personnes, dont 3 enfants, qui prend la route du Jura, assez tôt le matin, sous la houlette de Laurence. J’ai délégué les yeux fermés.

Tôt le matin, car le fromager de Thoiria avait expressément demandé qu’on soit là pour 9h15. Il est le dernier fromager d’une fruitière jurassienne à faire chauffer son lait, pour faire son comté, avec un four à bois. Demandez à Léon et Raymonde, qui, grâce à cette sortie, ont rajeuni de quelques années, comment cela se passe. Ils ont tourné le lait avec grand plaisir.

Laurence, comme les autres, m’a dit : super intéressant et aussi délicieux comtés à l’arrivée, qu’ils ont pu d’ailleurs acheter.

Pique-nique prévu au bord du lac et même si la température était frisquette, il a eu lieu et j’ai ouï dire que grâce à Brigitte et Dominique, l’atmosphère s’est bien réchauffée, quelques vapeurs d’alcool et aussi de café et tout le monde s’est bien amusé, rassasié… avant de rejoindre "le Musée des maquettes à nourrir le monde". Maquettes toutes en bois, assez grandes, elles témoignent des machines utilisées il n’y a pas si longtemps par les paysans de chez nous, pour faucher, ou… Faites un tour sur le site : cela donne vraiment envie d’y faire un tour.

Merci Laurence de ton aide, merci Rachel et Mireille M. des photos, merci Brigitte et Dominique de votre "pique-nique" très amélioré, merci à tous de votre participation et aussi de vos mots si gentils reçus à Marseille.

A bientôt.

Mireille Cayreyre

La Cav’à René a fait salle comble pour recevoir "2 copains d’abord", le 11 octobre 2019

"Ils sont venus, ils sont tous là…"

De Bény, de Marboz ou de Roissiat

De Bourg, d’Alsace, de la Drôme ou de Ceyzériat

De la Courbatière, de Courmangoux et de Chevignat

Pour écouter les "2 copains d’abord", la, la, la !!

Vous pensez à Aznavour, vous avez raison pour une chanson, mais le récital de nos 2 amis, Albert Belay et Jean-Yves Jeoffray, ne s’arrête clairement pas là, avec Georges Brassens, à l’honneur ce soir-là bien sûr et plein de ses copains et /ou de ses admirateurs, Maxime Le Forestier, Jean Ferrat, Bernard Lavilliers, Renaud, Eddy Mitchell, Brel…, même Graeme Allwright et Léonard Cohen !

De belles mélodies, des textes superbes repris par de fins connaisseurs du grand Georges, une jolie ambiance dans ce bel endroit !!

Jean-Yves et Albert nous ont interprété des chansons bien connues, comme "Sur le pont des arts, Un coin de paradis, la Jeanne, les Croquants ou encore Une jolie fleur, Les Bancs publics, le Gorille,…et les Copains d’abord, bien sûr". Mais ils ont mixé des choses plus rarement chantées comme "La petite Marguerite en hommage à Brigitte bardot, ou encore, le Bon Apôtre". Ils ont invité les amis de Brassens et quel plaisir d’entendre "Les Passants, ou à la Clairefontaine" chanté par Bernard Lavilliers, "la Balade nord-irlandaise" de Renaud, Brel et "le port d’Amsterdam", Félix Leclerc pour "La complainte du phoque en Alaska".

Au total 35 chansons, si j’ai bien noté, et le plaisir d’en discuter ensemble au moment de l’entracte amélioré d’un petit verre et de quelques gâteaux faits par les bénévoles de l’Envol. Et aucune envie de partir pour beaucoup.

Que demander de plus pour passer une super soirée ? Vous mélangez un bel endroit avec de belles chansons et de super interprètes, un public conquis, nos 2 jeunes aides, Joline et Enora pour le service si souriant et spontané et… hop, on ne demande qu’à recommencer.

Merci à nos 2 copains et à René et Colette pour leur cave magique !

A bientôt. Mireille Cayreyre

"L’histoire réserve souvent des surprises. Le règne de Louis XIV aussi. Ce très grand Roi n’a pas fini de nous surprendre ! Charles 1er d’Angleterre, Machiavel ont joué un rôle surprenant dans sa vie. Pourquoi et comment ?" Affaire à suivre …dans la conférence dirigée par Gérard Bézy, ce samedi 23 novembre 2019, dans la salle des associations à Courmangoux.

Cette conférence aurait pu aussi s’intituler : "Tout ce que vous auriez voulu savoir sur Louis XIV, sans oser le demander ?" sur les zones d’ombres, les non-dits de son règne.

Gérard Bézy est passionné d’histoire depuis ses études universitaires et au fil de ses lectures et connaissances, il s’est aperçu que tous les biographes de Louis XIV, y compris les plus grands, comme Bluche, Saint-Simon, Voltaire, dans les anciens ou chez nos contemporains, à l’exception de Petitfils …ne parlaient jamais de l’influence que Machiavel avait eue sur le règne de ce roi dont on croit tout savoir.

2 h plus tard, et quelques citations savoureuses du roi en plus, nous voilà, les trente personnes présentes et très attentives, beaucoup plus calées sur des choses qui, pour moi en tout cas, étaient pour certaines, complètement inconnues :

  • Louis XIV, une enfance pas très heureuse, alors qu’il était l’héritier de la couronne qu’on n’attendait plus,l’enfant-roi, 22 ans après l’union de ses parents et surtout une éducation bâclée qui aurait laissé augurer d’un avenir pas très brillant. Certains le considéraient même comme un médiocre, un faible (De Gramont).
  • l’influence de Mazarin qui a "fait" ce roi, ce cardinal d’ailleurs inspiré par Machiavel (voir en annexe ses recommandations). Ce dernier est aujourd’hui toujours pris comme référence par certains hommes politiques (Berlusconi, il y a quelques années a dédicacé un livre à son sujet et le président Macron lui a consacré une thèse pendant ses études)
  • l’influence du roi d’Angleterre, Charles Ier, son oncle, les conséquences de la guerre civile anglaise, les relations du roi Charles 1er à la religion, les conditions de sa mort, l’évolution du parlement français en parallèle du parlement anglais.
  • les rôles des intellectuels, Lully, Molière… et des femmes, et notamment Madame de Maintenon, auprès de ce roi, timide et qui pour cacher ses défauts, va notamment prendre des attributs qui lui donneront selon son expression « l’apparence de la grandeur ». Ainsi Louis XIV, dont le 2ème prénom était Dieudonné, va prendre le soleil comme emblème, en relation à un Dieu mythologique, Jupiter et faire construire Versailles, une gageure dans une zone marécageuse et dont il dira, lors du projet : "Qu’il en soit fait selon notre grandeur !". 82 millions de livres or plus tard et 40 000 ouvriers, il nous laisse un chef d’œuvre.
  • sa relation à la guerre
  • ses réalisations pour les arts et les sciences, académie des Beaux-Arts, académie des sciences, ses réalisations "humanitaires" : les Invalides, la Pitié-Salpêtrière, les hospices Hôtel-Dieu, les 1ères écoles paroissiales, l’ébauche du collège…Sa passion de l’eau, avec notamment le canal du midi
  • la fin de son règne et sa renonciation au droit divin. Une conférence passionnante, riche et beaucoup plus que ce que mon résumé peut en laisser paraitre. Gérard Bézy se tient d’ailleurs à la disposition de ceux qui aimeraient des éclaircissements ou des références et dans ce cas-là, je lui ferai passer les demandes.

Merci beaucoup à lui, à son savoir, ses recherches opiniâtres et à sa passion.

A bientôt.

Mireille Cayreyre (Avertissement : certaines phrases de ce résumé ont été prises dans le polycopié écrit par Gérard Bézy, comme support à ses propos.)

Edition 2019 du Téléthon : 7 décembre, à la capette de Roissiat.

Encore une fois, en liaison avec les amis des chevaux comtois, la capette a fait salle pleine vers 10h30-11h, pour déguster tartines de fromage fort et vin bien "chaud", c’est-à-dire, à bonne température et bien, bien épicé.

Les "bonnes fées" de l’Envol, Laurence, Stéphanie, Marie-Ange et Mireille, aidées du très efficace Kylian, ont tartiné dès 9h et préparé les 15 litres de vin chaud, ce qu’il fallait pour se réchauffer en ce samedi assez pluvieux.

L’aide de Richard et Rachel du groupe d’animation et de Jean, était, comme d’habitude bien appréciable pour soigner les extérieurs : barnum, banderole, tables… et nous aider au rangement.

A 10h30, les 6 calèches arrivaient, magnifiques et bien chargées. Les adhérents de l’ADAPEI, ont pu vendre leurs bugnes.

Nous avons remis 406,30€ à Monsieur Jeannin, le délégué départemental du Téléthon : c’est moins qu’en 2018 et les curtimangiens étaient, il faut le dire, assez peu nombreux, même s’il y eut un coup de chaud au service. Faut-il en chercher la raison ? Actualités, activités des enfants, désintérêt pour la recherche…Dommage !!

Nous ne nous découragerons pas. RDV en 2020 pour "aider la recherche".

Mireille Cayreyre

Soirée illuminations, décoration, dégustation et animations, le 20 décembre 2019 à Roissiat

Comme de coutume, L’Envol organisait une soirée balade à la découverte des illuminations en ce jour de vacances scolaires et quelques jours avant Noël. Cette année, petit changement au programme : une promenade écourtée, uniquement dans Roissiat, ce qui nous a permis d’échapper à la pluie, puis décorations des vitrines du Candi.

Etape 1, 12 enfants et adolescents partent rue du 18 juillet 44, remontent la Vieille Rue avec les magnifiques lumières de JJW et de Carmen ; arrêt demandé pour les premières questions du jeu de Noël concocté par Mireille C.

2 équipes de 6 devaient trouver un chant de Noël, pour le présenter à l’auditoire des parents plus tard dans la soirée et aussi répondre à la 1ère question : quelles sont les 3 couleurs traditionnelles de Noël et pourquoi ? Et voilà nos 2 groupes répétant chacun de leurs côtés, les petits, plus forts sur les chants de Noël, les plus grandes, plus sur les questions avec l’aide, il faut le dire , de leur copain Gogo( !!)

Direction la maison de Mireille et son escalier tout éclairé, puis de loin, la Vaugiserie tout au fond de la rue avant de découvrir la très jolie mise en scène faite à la Capette par Christine et d’avoir la 2ème question : de quelle région vient la tradition des 13 desserts et quels sont-ils ? Idem, pour la galette ou le gâteau des rois ?

Etape 2, il était temps de rejoindre le Candi, où commençait à flotter une bonne odeur de vin chaud, et de donner aux enfants les feutres et les crayons spéciaux pour laisser libre cours à leur talent, leur imagination, leur créativité et décorer les vitrines du Candi. Petits et grandes (nos Miss Co Co, c’est-à-dire les élèves de 3ème du Collége de Coligny, super mignonnes et élégantes après leur journée spéciale élégance au collège), très appliqués, ont donné au Candi un air de fête, les vitrines se couvrant de guirlandes, de sapins, de père Noël, de skieurs…

Après ces créations très réussies, retour des enfants avec les 2 chants, le Noël jazz et Merry Christmas : des chants super bien interprétés surtout par nos têtes blondes. Puis réponses aux questions et le temps était venu de déguster spécialités salées et sucrées concoctées par les Mamans, le tout arrosé de vin chaud, bien épicé… et aussi du jus de fruit pour les jeunes. Un très bon moment vraiment, partagé par une trentaine de personnes, qui ont pu échanger, rigoler, admirer ce qui donne au Candi un aspect si chaleureux.

Merci à tous, merci à tous les artistes, de la plus petite, 4 ans, aux plus grandes, nos Miss CoCo, de très bonnes fêtes à tous et à l’année prochaine pour de nouvelles aventures.

Et merci enfin aux bénévoles sans qui ce genre de moment ne pourrait avoir lieu : mention spéciale à Laurence, Stéphanie, Rachel, Richard et …votre serviteur.

Bon Noël à tous et belles fêtes !!

Mireille

Quand les "Wakundas" rencontrent "les Kangourous en folie", au gymnase de St Etienne du Bois, le samedi 11 janvier 2020.

Quoi de mieux en ce début d’année que d’assister à une rencontre ludique et sportive ! Surtout quand le plateau est prometteur.

A l’affiche les Wakundas, contre les Kangourous en folie. Cela promet d’être chaud ! 2 équipes de 9, 7 enfants de 5 à 11 ans et 2 adultes, la parité pour ces derniers.

Lors de la présentation des équipes, le hakka de chacune d’elles laissait prévoir que ce serait très engagé et serré.

Le match est lancé : courses à pieds en relais, course de brouettes, saute et "basse"-moutons, courses jambes attachées par équipe de 2, ballon à rouler, course à cloche-pied, tire à la corde et tirs au but !!

Ambiance garantie pour petits et grands. Grande attention et aussi discussions sur l’attribution des points. Il faut dire que cela se tient…d’un cheveu !!

Pour les grands-parents présents et même quelques parents, cela rappelait Intervilles, esprit facétieux, grands fou-rires, belle participation et motivation à toute épreuve ! C’était d’ailleurs le but ! Aurons-nous un jour des vachettes ?...Pas sûr que la CA3B soit d’accord !

Au bout de 2h, le score fait apparaître une égalité parfaite à 17,75. L’équipe des Wakundas l’a emporté à la brouette et aux jambes attachées. Les Kangourous en folie, aux saute et basse-moutons et au ballon à rouler et d’un petit rien au tire-à-la corde.

Le cloche-pied a été disqualifiant pour tous et les autres épreuves étaient réellement à l’égalité, course à pied et tirs au but.

Les enfants, Raphael et Mya pour les plus petits, Mateo, Anna, Mathilde, Antoine, Clarence, Thaïs, Kylian, les plus grands, Maxime, Thibaut, Roméo, Mikael, Arthur ont été super. Les grands pas mal non plus : Frédérique, Aurore, Sébastien et Thibaut se sont battus comme des fous.

A la pause, après la distribution des récompenses et un très bon goûter concocté par des Mamans et Mamies attentionnées et même par des enfants, le foot a rassemblé d’autres papas, Dominique, Thierry et les enfants se sont régalés !!

Un bon moment ; merci à tous de votre participation et de votre esprit sportif !

Merci à mes aides arbitres, même s’ils ne maîtrisent pas toutes les règles (joke !!).

Merci à Mireille Mornay de sa présence et à Rachel de son super reportage.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Mireille

Notre sortie au CERN, 5 février 2020

Entre les chaînes du Jura et du Mont-Blanc, c’est déjà un endroit magique, surtout en hiver avec tous les sommets enneigés ; vous allez trouver une ville - un grand campus de 15 000 habitants (quelques 13 000 chercheurs et ingénieurs et près de 2 500 personnes pour prendre soin d’eux, des infrastructures…). Tout cela, c’est le CERN, ou centre européen de recherche nucléaire.

Un lieu magique, je le disais, où tout ce petit monde travaille à mieux comprendre d’où nous venons, la création de l’univers, ce qui s’est passé après le Big-Bang.

Rolf-Dieter Heuer, le Directeur général, l’explique en quelques phrases. "Le CERN essaie d’aider à répondre à des questions simples, comme :

1) d’où venons-nous ? 2) comment tout a commencé et évolué ?

Nous y cherchons l’origine de notre existence, le commencement de la matière et l’état de l’univers juste après le Big-Bang."

C’est cela que le groupe de 26 personnes d’Evasion a découvert lors de cette belle visite.

Déjà la création du CERN, en 1954, est magique : nous sommes peu de temps après la fin de la guerre et "il fallait empêcher la fuite des cerveaux vers les Etats-Unis", et voir comment "utiliser la recherche nucléaire à des fins pacifiques, pour une recherche qui intéresse tout le monde, cela avec 20 pays membres", des collaborations extérieures et la volonté de travailler ensemble…

Nous voilà rentrés dans le monde merveilleux de la physique des particules : de la recherche fondamentale pour découvrir les constituants de l’univers et leurs fonctions. Essayer de comprendre l’univers en se rapprochant du Big-Bang.

Pour cela, "le CERN utilise les instruments scientifiques les plus grands et les plus complexes du monde pour sonder les constituants ultimes de la matière : les particules. En examinant ce qui se passe quand les particules entrent en collision, les physiciens appréhendent les lois de la nature".

Pour que les particules rentrent en collision, il faut les accélérer, avec des énergies très élevées, les plus élevées possibles pour que ces collisions entrainent la création d’autres particules. A cela vous rajoutez des détecteurs, qui vont observer et saisir le résultat de ces collisions.

Le CERN a donc construit depuis 1954, des accélérateurs de plus en plus puissants, le synchrocyclotron, puis … est arrivé le LHC en 2009 (Large Hadron Collider), un anneau de 27 km de circonférence, construit à 100 m de profondeur, à cheval sur Suisse et France, qui est « un collisionneur, un type spécifique d’accélérateur de particules dans lequel des faisceaux de hadrons circulent en sens inverse, sont accélérés jusqu’à 99,99% de la vitesse de la lumière et interagissent à des points définis ». Pour atteindre cette vitesse, il faut d’ailleurs que les particules soient refroidies à – 271°.

Si on veut simplifier, le LHC accélère des protons (noyaux d’hydrogène) et les fait entrer en collision …avec création de particules de plus en plus petites, ions, neutrons, antiprotons, neutrinos, électrons, quarks, antiquarks, gluons…jusqu’à la découverte en 2012 de la plus petite connue à ce jour, supposée en 1964, le boson de Higgs.

Il est bien difficile de résumer tout cela, de dire qu’on a tout compris … mais ce qui est sûr, c’est que dans cet endroit magique, vous avez envie de rajeunir de 50 ans (en tout cas pour moi) et de venir travailler un temps au milieu de tous ces gens qui avaient l’air si heureux, si passionnés et convaincus de travailler pour faire avancer l’humanité dans ce qu’elle a de meilleur, la connaissance, une meilleure médecine, etc…Et si on se dit que nous ne connaissons que 5% de l’univers, il en reste à découvrir, dont la matière noire. Le CERN n’a pas fini de nous surprendre et certains chercheurs y passeront leur vie sans jamais "s’embêter". Il suffit d’ailleurs de voir les bénévoles qui nous ont accueillis, à la retraite depuis 19 ans pour certain (merci Klaus !!) et toujours au CERN pour leur plaisir et le nôtre.

Le CERN, à voir, à revoir et à lire, "le LHC", notamment, un livre merveilleux édité par le CERN avec une iconographie extraordinaire.

Mireille Cayreyre

Vendredi 13…mars 2020 : une soirée italienne à la Trattoria.

Un moment privilégié qui va nous permettre de cuisiner italien, en pensant à nos amis italiens confinés chez eux.

Nous étions 19 à profiter de cette soirée, préparé par Yohan et Piero, assistés de Ludivine et Fiona. 2 chefs italo-français pour partir à la découverte de la pizza napolitaine avec le premier et d’une spécialité piémontaise pour le second.

A vos marques, voici les détails et quelques secrets de fabrication :

1) La Pizza napolitaine de Yohan, chef né à Bourg, mais aussi "napolitain". Il a son magasin-restaurant, la Pulcinella, passage des Cordeliers à Bourg. Sa recette est celle de la pizza napolitaine, façon ancestrale, pâte faite à la main et normalement cuisson au four à bois à 450°. C’est une recette qui date de 1800, réalisée pour la reine Marguerite de Savoie, et donc aux couleurs italiennes, rouge comme la sauce tomate, blanche comme la mozzarella et verte comme le basilic. C’est un plat qui a reçu le label STG : Spécialité traditionnelle Garantie et notre cuisinier de ce soir est vice-champion de France de pizza napolitaine.

A vos stylos, voilà la recette et les ingrédients :
- farine T45 (sa marque est Caputo) 425g
- eau froide 250g
- sel fin 12 à 13g
- levure de boulanger 3g
- un petit sachet de sucre de 5g
- huile d’olive 13g
- Mozzarella de Buffala
- tomates en boite San Marzano (AOP) une boite de 260g sec
- feuilles de basilic frais

Il faut prévoir de s’y mettre le matin pour le soir compte-tenu des phases à respecter de "levages"

  • tout d’abord l’empâtement en masse, à faire 4h mini avant la 2ème phase de lévitation, maturation, à une température ambiante de 20 à 22°. On pétrit au total 20’, dans un saladier adapté, l’eau, le sel et la farine. On mélange aux doigts, on ajoute la farine peu à peu et quand on arrive à la moitié à peu près, on rajoute la levure. Attention, il ne faut jamais que la levure soit en contact avec le sel. On finit de rajouter la farine en pluie (pioggia) et on se lave les mains à la farine… Vient ensuite, quand on a fini sa boule, la phase de pétrissage de 10’, où on rajoute un petit sachet de sucre et l’huile d’olive. A noter pour les fours à bois, on ne met pas de sucre et on ne met que la moitié de l’huile d’olive. La boule doit être bien lisse, on la filme et on la met au frigo 3 à 4h, ou si on la laisse dehors, 1h.
  • A partir de cette boule qui faisait 681g, on va en faire 3 ou 4 plus petites de 230g, qu’on va travailler à nouveau pour y faire rentrer de l’oxygène et ensuite, quand elle a une face bien lisse, on la ferme, comme une mozza …et on la laisse reposer 6 à 8h à température ambiante.
  • 3ème phase, on va ouvrir la pâte à la main, avec la claque napolitaine, pour en faire des ronds de 29 à 31cm (max 35cm)
  • Quand la pâte est prête, on y met la tomate, qu’on aura travaillée à la main et il faut 60 à 80g de sauce-tomates par pizza. On rajoute la mozza au préalablement coupée en ½ lune, puis en tranches de 3 à 4mm…sur les feuilles de basilic. Un petit filet d’huile d’olive et hop, au four.
  • Pour la cuisson, au four électrique préalablement chauffé à 240°, il faudra 4 à 5’ sur une terre cuite (Weber). Au four à bois, 60 à 90 secondes, comme au feu de bois d’ailleurs. C’est délicieux cette pizza dite "au biscotto de Naples". En effet le pétrissage et l’huile de coude sont indispensables. … et beaucoup d’amour !!

2) La 2ème recette est piémontaise, c’est celle du Vitello Tonato, faite pour Victor Emmanuel, de la maison de Savoie bien sûr. On retrouve cette recette aussi en Ligurie. C’est une recette mer/terre, à l’Antica Maniera. Il faut :
- de la noix de veau, 500g, ficelée
- une boite de thon, à l’huile d’olive, 180g
- des anchois à l’huile, 30g
- des câpres nature 30g
- 2 gousses d’ail
- 20g d’huile d’olive
- 100 g de vin blanc
- 150g de lait
- 4 œufs durs
- un peu de bouillon végétal
- sel (celui de Piero est au romarin, sauge …)

  • 1ère étape : faire saisir le veau, sur toutes ses faces dans l’huile d’olive, après l’avoir roulé dans le sel et le poivre, doucement avec les 2 gousses d’ail, piquées. On le met au four 7 à 8’ à 180°.
  • On rajoute le rôti dans la poêle, à bords assez hauts, le thon, qu’on fait un peu "griller", les câpres, les anchois, puis le vin. On laisse évaporer l’alcool du vin, on rajoute le lait, on enlève l’ail. On enlève la viande qu’on met dans du scello frais pour le garder onctueux et on le met au frais. On fait de même avec la sauce sous aluminium. Quand c’est froid, on met la sauce dans un mixer avec les œufs coupés en morceaux, l’huile d’olive et on mixe jusqu’à ce que ce soit onctueux. On la met autour de la viande, coupée bien fine, et la sauce doit être plus fraîche que la viande.

Et voilà nos recettes, ce que nous avons dégusté avec aussi en entrée : un tartare de légumes, feta mozzarella et des fleurs de brocolis au romarin, ensuite des tomates jaunes confites avec une boulette de veau-aubergines.

Enfin un dessert gourmand, tiramisu, salade de mangues, et mousse de fruits rouges.

Miam, miam… Merci à Piero, Yohan, Ludivine et Fiona : grâce à vous, nous avons passé une très belle soirée, l’avant-dernière avant le confinement.

C’était bon, sympa, dans une ambiance vraiment chaleureuse. Une grande chance !! GRACIE MILLE A TUTTI !!

Mireille Cayreyre

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1ère partie du groupe
La fée bonbon et la tête de Mr Pas
Le robot a ouvert sa boîte sous le regard de Mme Automne
Monsieur Pas
Introduction à la lune, rêves et réalité
Les différentes phases de la lune
On démarre par la création de la lune
Pour voir la lune grossie 200 fois
Trajectoire de la une en mars 2019
La lune face cachée
La lune face visible
Le chef au pupitre
Pas trop dure la soirée
Repas Evasion à la Trattoria
Panna cotta
Spaghettis à la carbonara
Nos deux fées, merci !
Une évasion à Beaune
Juste avant de faire notre moutarde
Le groupe à Clairvaux les Lacs
Fromagerie de Thoiria
Le musée des maquettes
Jean-Yves à la guitare et Albert à la contrebasse
Joline Dubois et Mireille
Les 2 copains d’abord
Louis XIV à découvrir
Louis XIV et Machiavel
Affection, Amour, Amitié
Les 3 A magiques
Artistes encore
Dans la vieille rue
Le CERN Meyrin
Le groupe au CERN
Dans le LHC (modèle)
Proton Synchroton
Les CERneuses au soleil
La Trattoria
Bourg-en-Bresse