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Envol "Evasion"

Résumé des douze derniers mois.

Vous pouvez consulter le programme de toutes les activités passées et à venir.

Magie du monde de la pierre : visite des établissements Carrara à Viriat, (7/2/2018)

18 personnes réunies à l’initiative d’Evasion, à 14h "tout pile" comme disent les 5 enfants présents, dans le joli show-room des établissements Carrara pour une visite exceptionnelle.

C’est tout près de chez nous, on passe devant chaque fois qu’on descend à Bourg, les pierres exposées attirent le regard et donnent envie d’aller voir. C’est ce que nous avons fait tous hier : une balade emmenée par Marie-Laure, sur les 900 m2 sur lesquels l’entreprise est installée.

1ère partie : l’extérieur avec ses pierres en matière naturelle, un peu plus de la moitié des collections. 2 ou 3 cm d’épaisseur, avec un poids de 80 kg au m2 en moyenne, reçues directement d’Italie de Vérone, elles sont en fait extraites pour la plupart au Brésil, en Afrique (dont le granit noir du Zimbabwe, le plus lourd, le plus dense et très à la mode aujourd’hui), sciées en plaque en Italie et seront travaillées ici à Bourg pour intégrer cuisines, salles de bains…

Ces pierres sont magnifiques, à voir, à toucher, finition lisse, cuir ou naturelle, on peut dire qu’elles dégagent une certaine sensualité et font marcher l’imagination : comme des écorces d’arbre, des écailles de tortues, des vagues… (Voir photos)

Mais il y a aussi des céramiques, du Corian®, des quartzs retravaillés, des matériaux de synthèse pour la plupart, de plus petite épaisseur (12 mm), qui permettent d’avoir de couleurs très actuelles, un aspect un peu plus "clinique", mais très joli aussi.

Marie-Laure nous a donné plein de détails sur la manière dont les pierres sont travaillées en Italie, pour les mettre en plaques, finement détaillées grâce à des fils diamantés (des machines qui marchent avec 50 à 60 fils diamantés par dispositif). Reçues à Bourg, elles seront extraites du camion par un "pont" qui peut soulever jusqu’à 5 tonnes, le même pont d’ailleurs qui alimentera l’atelier ensuite. Elle nous a aussi expliqué les caractéristiques des pierres, résistance au froid, au chaud ou surtout aux écarts de température, comportements vis-à-vis des produits de nettoyage, des produits acides comme les agrumes… Une mine d’informations données au "péril de ses mains" : il fait bien froid dehors et Marie-Laure a les mains gelées.

Il est temps de rentrer dans les ateliers. Du bruit, de l’eau et des machines extraordinaires pour couper, ciseler et arriver à faire dans des pierres extraordinairement dures de la "dentelle". Tous les ouvriers présents ont bien voulu nous expliquer leurs machines, nous faire même des démonstrations, notamment la découpe du logo de l’entreprise Carrara, les 2 R entrelacés, réalisés avec cette « découpeuse » à eau et sable qui travaille avec une pression de 4000 bars.

Et sous nos yeux, apparition des découpes pour des éviers, des robinets, des petits lavabos, dans des pierres toutes plus belles les unes que les autres.

L’atelier Corian® où travaillent souvent des menuisiers, est "sec" et assez clinique. Ici les matériaux vont être moulés avec des formes qu’on ne penserait pas possibles dans une entreprise qui travaille la pierre. Magie du blanc, des formes très arrondies et presque sous nos yeux, imaginer la nouvelle banque d’accueil de l’hôpital de Mâcon.

Nous aurions pu rester l’après-midi entière : les 2 heures que Marie-Laure et Sébastien Carrara, présent à la fin, nous ont consacrées, ont été magiques : les enfants passionnés comme le montraient leurs questions, tous comme les adultes bien sûr.

Les 40 personnes qui travaillent maintenant dans cette entreprise contribuent à bien montrer que le travail des marbriers, le travail de la pierre ne se résument pas uniquement au travail des monuments funéraires. Ils participent à créer des choses avec lesquelles nous vivons tous les jours et où nous devons nous sentir "bien et beau", que ce soit dans nos cuisines, nos salles de bain ou … les fauteuils de "roi" présents dans le show-room.

Un moment très privilégié, un GRAND MERCI et bonne continuation à tous pour de belles cuisines, de jolies salles d’eau, des beaux bateaux….

Mireille Cayreyre

Trattoria/ Vinaigre balsamique/ Evasion, 9 mars 2018

Nous étions 14 à nous retrouver à la trattoria en ce vendredi soir un peu humide : un thème surprise et secret concocté par Piero. J’étais au courant, je n’ai rien dit et même si nous avions déjà eu, avec Michel, le plaisir de cette découverte, j’ai de nouveau apprécié, salivé et …noté pour que les personnes présentes puissent, de retour à la maison, se mettre au travail pour le plaisir de la découverte d’autres.

Un verre de Prosecco (vin pétillant, ce soir-là venant du lac de Garde. Il y en a aussi du côté de Trévise) à la main, quelques amuse-bouche en plus (jambon de Parme, carpaccio de légumes et de la burrata), Piero nous annonce le thème : "Le vinaigre balsamique".

Balsamique vient du mot baume et vous allez voir que cela nous a mis du baume au cœur. Le vinaigre balsamique qui n’a rien, en réalité, d’un vinaigre, est un produit italien noble dont l’origine date du Moyen-Age, grâce à la duchesse de Modène. Il n’est pas vraiment protégé, même s’il a obtenu une IGP en 1993. Et si vous voulez énerver notre hôte, parlez-lui de Maille, qui lui "m’aille" pas du tout. Une très mauvaise copie, pleine de vinaigre, d’arômes artificiels…

Le vinaigre balsamique, c’est du moût de raisin cuit et affiné en barriques. Son nom lui a été donné dans les années 1650 et il est fait à partir de 4 cépages : 1 rouge, le lambrusco et 3 blancs, le sauvignon, le trebbiano et la spergola. On fait un assemblage des grappes (100 kg) qu’on met à cuire dans une grande casserole pendant 2 à 3 jours. Puis après décantation, on prépare les cuvées (cf. annexe). Chaque année, on complète les barriques qui subissent une évaporation de 15% à peu près et qui déposent aussi sur les parois de la barrique. Ces dernières peuvent d’ailleurs voir au bout de 12 ans, leur poids augmenter de 20% du fait de ce dépôt, qui se déguste à la petite cuillère. A la 9ème année, on prélève 15% qu’on met en bouteilles et qu’on présente à une commission de classement. La bouteille classée, ainsi millésimée, est bouchée à la cire. Ces opérations peuvent être renouvelées pour des millésimes plus vieux et ainsi, ce soir-là, nous allons déguster du 9, du 25 et du 40 ans d’âge. D’abord à la petite cuillère puis sur le repas.

Entrée, terrine de courgettes : recette printanière et légère. Pour 8 personnes, 1 kg de courgettes, 500 gr d’oignons blancs, 6 œufs et du sel aux épices. A la poêle, on fait revenir sans roussir les courgettes, épluchées par bandes et coupées en cubes de 1 cm3, ainsi que les oignons. Laisser refroidir et dégorger si besoin, puis on mélange aux œufs battus, et hop, 1 h au four à 150°, au bain-marie. Cette terrine sera servie avec de la bresaola, de la ruccola (roquette), un filet de vinaigre balsamique 9 ans d’âge et de l’huile d’olive citronnée montée en mayonnaise. Le tout accompagné d’un Soave blanc (trebbiano+malvasia) ou d’un rouge de Sicile vinifié comme un amarone (cépages frappato et nero d’Avola). Dominique et Michel, les plus connaisseurs, ont savouré et acheté.

Le plat, des papardelle au "guanciale", plat typique de Modène, avec ses pâtes, sa joue de porc poêlée craquante, sa ruccola, les pignons et les champignons, était une grande découverte, rehaussée d’un vinaigre balsamique de 25 ans d’âge.

Des éclats de parmigiano juste parsemés d’un peu de vinaigre balsamique en attendant le dessert. Et nous voilà au 40 ans d’âge pour les fraises et leur feuille de menthe.

Vous l’aurez compris : un grand moment, tellement sympathique, rigolo (photos) et instructif, qui a fait dire dès la sortie du restaurant qu’il faudrait revenir pour découvrir d’autres spécialités.

Grazie mille Piero, Ludivine et Fiona pour tout. BRAVO et à bientôt.

Mireille

PS : il y a eu un cours de pâtes mais je n’y ai pas assisté (voir photos)

Jouant à cache-cache avec la pluie, le bonhomme-hiver 2018 et les enfants du carnaval de Courmangoux ont gagné, ce 11 mars.

Regards multiples sur la météo, solutions de replis envisagées, pêche miraculeuse organisée à l’intérieur… tout avait été prévu par l’équipe d’Evasion pour réussir son carnaval.

Une organisation un peu différente proposée aux enfants cette année : tout d’abord le bonhomme-hiver fait avec eux. Ensuite une pêche miraculeuse à l’intérieur au cas où. Un goûter offert…et pas de musique, malheureusement.

Voilà notre équipe qui arrive dès 14h20 : une Inouit tout droit arrivée du pôle nord, avec chien et traineau, à moins que ce soit la petite-fille de Jean-Louis Etienne, une superbe cow-girl rejointe bientôt par une 2ème plus petite mais tout aussi jolie, venue à dos de zèbre. Un batman bien sûr, ou même peut-être 2, des cow-boys, des princesses, un indien que les cow-boys ont respecté, bref un bien bel aéropage de 17 enfants qui ont :

  • construit le bonhomme-hiver : beau gabarit, au moins 1m 80, belle prestance même s’il avait une jolie brioche, les épaules un peu basses mais un mouvement de jambes d’une rare souplesse. Mathilde nous a dit qu’il venait de la police. Ce devait être il y a longtemps ; en tout cas, il a subi le sort de tous les bonhommes-hiver et a été réduit en cendres en quelques minutes.
  • pêché "miraculeusement" : slims (oui, nous essayons de nous mettre à la page), boîtes péteuses, petites têtes hirsutes et clignotantes, jolies bulles de savon, des téléphones silencieux et astucieux et sans ondes enfin, quelques bijoux…
  • goûté, grâce aux nombreux gâteaux des mamans cuisinières.

Un bon moment pour ces 17 enfants, sans pluie. Mais le savez-vous, juste 10 de la commune ? 7 venaient d’ailleurs, Bény, Lyon. C’est dommage, non ? Comme l’absence de musique d’ailleurs.

Un bon moment aussi grâce aux grand-parents présents, aux parents et bénévoles qui ont bien voulu prêté main-forte : Thibault et Audrey sont assez forts pour faire des bonhommes-hiver ; Candy, les 2 Laurence, Stéphanie et Marie-Ange pour cuisiner mais aussi ranger, m’aider, sans compter les 2 Michel qui ont bien voulu transbahuter cartons, coquilles St Jacques. Enfin, merci à la Treffortine pour les guirlandes.

Car un Carnaval, c’est du travail, c’est un investissement pour notre jeunesse et c’est pour la commune un moment convivial avec des tout jeunes et des anciens ravis de les voir et où il serait agréable de voir quelqu’un du conseil municipal nous rendre visite.

RDV sans doute l’année prochaine.

Mireille Cayreyre, une Présidente de l’Envol un peu désabusée !

Un temps vraiment moche pour une journée vraiment bien, au barrage de Génissiat (4 avril 2018)

17 veinards, c’est ce que nous étions hier pour cette visite au barrage de Génissiat.

Des départs de Courmangoux échelonnés, selon que l’on soit actifs ou retraités : et oui, les seconds ont pu profiter d’une pause-repas bien sympa à Génissiat même. Et si cette lecture vous donne envie, n’hésitez pas à partir la journée, à faire un tour extérieur du site du barrage si le temps vous sourit et à déjeuner à "la Table perdue", rue du barrage (logique).

Nous avions RDV à 14h30 au barrage, Rdv fixé avec l’équipe de communication du siège à Lyon : déjà charmants au téléphone. L’accueil sur place sera encore mieux. Florine nous attendait avec son accompagnateur-formateur pour nous faire rentrer dans l’univers de la CNR (Compagnie nationale du Rhône).

La CNR, concurrent d’EDF, est une société anonyme d’intérêt général, semi-privée (l’état détient un tout peu plus de 50%), qui gère 19 barrages le long du Rhône, entre Génissiat et Bollène, les 2 barrages de moyenne chute (entre 50 et 100m) et d’autres plus petits, dits de haute chute en haute montagne, petit débit, barrages-voûtes et ceux dits de basse chute, de faible hauteur de chute (inf.à 50 m).

La création de la CNR fait suite aux découvertes d’Aristide Bergès au XIXème siècle, le 1er, en Isère, à utiliser la force de l’eau, avec des chutes de 100 m, comme défibreur pour faire du papier. A la suite de la loi Rhône (un des fleuves de France avec le plus de force, de débit et de chutes en haute et moyenne montagne) de 1921, la CNR est créée en 1933, avec un triple objectif, avec l’aménagement du Rhône, dont elle a eu une concession en 1934 : produire de l’hydro-électricité, faire en sorte que le Rhône reste navigable et enfin un objectif d’irrigation des terres agricoles et ce, surtout dans le sud. Ces objectifs doivent être remplis avec un principe de neutralité par rapport aux événements naturels. Ainsi une zone inondable restera inondable !

Ces différentes missions conduisent par exemple la CNR à prendre soin des berges, de la biodiversité,… Ainsi la Via Rhôna est réalisée à 65% par la CNR.

La CNR produit et donc vend de l’électricité, grâce à l’eau, le vent, les éoliennes et le photovoltaïque ; sa production permet de fournir, en France et en Europe, de l’électricité à 6 millions de personnes. Bien sûr, elle fait de la R&D et celle-ci aujourd’hui explore les possibilités que pourraient offrir les hydroliennes.

L’électricité produite à Génissiat représente 10% de ce total. Et comment ? Grâce à ce barrage sur lequel je reviens maintenant.

Tout y est grand, impressionnant et beau ! Ce barrage a été construit entre 1938 et 1948, un temps très long du fait de la 2ème guerre mondiale. En principe, à cette époque, il fallait 4 ans.

C’est un barrage de moyenne chute, c.a.d qu’il produit de l’électricité grâce à la vitesse de l’eau et avec une hauteur de chute « moyenne » entre 50 et 100 m, comme on en trouve en "moyenne" montagne. C’est un barrage pression, c’est-à-dire un barrage où il y a un poids opposé à la pression de l’eau. Il sera donc évasé en bas et à Génissiat, les dimensions sont de 100 m à la base appuyés sur la roche, pour 104 m de hauteur et 140 m de large. C’est le seul barrage dont la route soit solidaire. Enfin, il y a sur le côté un évacuateur de crue, de 150 m de long qui conduit l’eau en surplus, à « sauter » : c’est le "saut à ski". Il faut aller sur YouTube voir des images d’évacuation. C’est impressionnant et magnifique.

Passée la porte de 300 m2, à l’intérieur, les turbines sont rouges rutilantes, le bâtiment est beau, propre, les outils imposants et tout donne envie d’en savoir plus, de poser des questions,… plein, ce que nous avons fait et de revenir ; ce que nous ferons assurément, ce d’autant que nos 2 guides étaient hors pair.

Tout ne peut être dit, ce d’autant que j’ai du mal à prendre des notes quand c’est trop bien. Allez-y ! Le film d’introduction vous met l’eau à la bouche et toute la visite complète ceci avec un plaisir évident. Vous entendrez parler des lignes à très haute tension, dont une jusqu’à quelques années de 400 000 volts qui reliait et éclairait Paris ! Et plein d’autres choses.

Merci Florine, merci la CNR : vous nous avez fait vibrer, petits et grands.

Mireille Cayreyre

Printemps des Arts, 22 avril 2018 : une très belle journée et une jolie organisation "participative"

A l’initiative de la CA3B, a eu lieu le 22 avril, la 3ème journée (sur les 4 que compte le Printemps des arts) avec près de 240 participants. Co-organisée par la CA3b et 4 associations, ce rallye-photos se voulait sportif, familial, culturel et tellement sympathique.

Sportif avec 2 randonnées, une de 5 kms et une de 10, ou 20 kms de VTT. Familial : les inscriptions voyaient souvent une famille de 4 ou plus, des adultes, des enfants, avec plusieurs appareils-photos, car… C’était aussi culturel : des énigmes à résoudre sur l’histoire du village de Courmangoux et des photos à prendre attestant de la réponse. Et ces photos feront l’objet d’un concours, dont les résultats seront annoncés le 6 mai dans le cadre de la 4ème journée du Printemps des Arts.

Culturel encore avec un très beau concert de fin de journée qui, au bord de l’étang de Chevignat, a réuni beaucoup, beaucoup d’auditeurs ravis du spectacle présenté par le duo Cocagne.

Enfin sympathique grâce à tous les participants, grâce à l’organisation de Bérangère Bulin de la CA3B et aussi des 4 associations présentes pour cette journée : le photo-club surannais, responsable du choix des photos du concours, de "Sport Nature en Revermont" de Cuisiat qui a assuré le circuit VTT, le Groupe d’animation et l’Envol de Courmangoux qui ont concocté les circuits de randonnée et les énigmes et assuré les buvettes. Grâce aussi à Emilie de la fromagerie de Treffort et à Ludivine de Poisoux et son camion « à viandes » qui, sur la place de Roissiat, ont permis aux randonneurs de remplir un peu leur sac de pique-nique.

Tout ce beau monde, bien aidé par un soleil de folie, a grandement participé au succès de cette journée ; merci à tous les bénévoles, marcheurs, cyclistes, musiciens et merci au village de Courmangoux qui a su montrer ses atouts à nos visiteurs d’un jour : ils étaient séduits.

Mireille Cayreyre

"Etre un jour juré et assister à un procès d’assises" : notre programme du 14/05/2018 au palais de justice de Bourg

Lors de la mise au point du programme Evasion de cette année, je voulais mettre une journée découverte du palais de justice, à la demande de plusieurs "évadés". Là-dessus, Stéphanie (qui travaille au palais de justice) a eu la super-idée de proposer une journée à la découverte de la justice elle-même et par là, la fonction de jurés et la possibilité d’assister à un procès.

Lettre en bonne et due forme à la directrice des greffes et à la présidente du tribunal et une date fixée : celle du 14 mai pour 14 d’entre nous. Et nous voilà « associés » au brief des jurés, le stress en moins. Leur rôle et leurs obligations leur sont expliqués. Ils sont 35 convoqués pour 3 procès auxquels certains assisteront en entier, après examen des demandes de dispenses, après tirage au sort, et récusation possible par la défense (5) ou l’avocat général (4). Il en faudra 9 + 2 supplémentaires pour chacun des procès. Nous sommes en appel pour un procès d’assises.

Les rôles de chacun sont expliqués : Présidente de la cour d’assises et ses 2 assesseurs, magistrats elles aussi ce jour-là, greffière (authentification de tous les actes, CR, régularité des procédures, établissement des arrêts), avocat ou procureur général (qui représente la République , et demande une peine dans l’intérêt général de la République), huissier audiencier, avocats de la partie civile (pour demander des réparations) et de la défense. Rôle des jurés, règles à observer…

L’APM, la possibilité nous était donnée d’assister au début du procès et nous sommes restés, « scotchés » et se mettant à penser à ce que nous ferions de l’autre côté de la barre, sur les sièges des jurés où il faut rester impassible, concentré, impartial, discret. Car quand le procès commence, tout est impressionnant, de précisions, de détails, de mensonges dont nous nous apercevrons au fil des jours, pour l’accusé, certains témoins, tout ce monde-là jurant devant la cour de dire toute la vérité ! Et oui, certains d’entre nous sont restés le 1er soir jusqu’à 21h, sont revenus le mardi et le mercredi jusqu’à l’annonce du verdict (23h15 !!).

Journées passionnantes, très bonne formation « citoyenne » et admiration très forte pour ces magistrats qui rendent la justice le mieux possible. Beaucoup de notes prises dont je ne peux rendre compte ici. Mais les procès, sauf s’ils se tiennent à huit-clos, sont publics. Très bonne formation, y compris pour nos jeunes.

Merci Stéphanie de nous avoir permis de découvrir tout cela et nos remerciements les plus sincères à l’équipe des greffes de Bourg.

Mireille Cayreyre

13 octobre 2018 : c’est le départ de la nouvelle saison d’Evasion. Direction TOURNUS

Ca y est, Evasion est partie pour ses nouvelles activités de 2018-2019 et c’est à Tournus que cela se passe. Un beau soleil, 4 voitures, 17 participants, dont 4 enfants et nous voilà partant à la découverte du musée du vélo et de l’abbaye Saint-Philibert.

Rien à voir entre les 2 si ce n’est que ces 2 "curiosités" se trouvent toutes les 2 à Tournus, comme pas mal d’autres belles choses d’ailleurs, le musée Greuze notamment et que c’est la ville de Candy !! Vous allez voir que cela a une certaine importance.

Après un petit restau pour quelques anciens, juste en dessous de l’abbaye, direction le magasin SEB et le musée du vélo. Et oui, si vous ne voulez pas passer devant sans le voir, visez SEB/Téfal.

Là, notre guide Christian nous attendait et nous conviait à la découverte de quelques 200 vélos étonnants : de la draisienne de 1818 au vélo du record du monde de l’heure de Chris Boardman , en passant par des grands Bi , des petits Bi , des tandems, un vélo avec pompe incorporée au cadre, une lévocyclette qui marche un peu comme une machine à coudre… Parmi les merveilles aussi, le vélo du 1er tour de France, un véritable Michaux aussi, des vélos militaires de l’entre-2-guerres. Puis des maillots, des « vignettes » de l’époque où les vélos étaient assurés et immatriculés, des bidons, de magnifiques publicités du tour de France.

Une véritable caverne d’Alibaba de vélos, collection de Michel Grézaud, qui a commencé dans les années 60 à récupérer, restaurer, chiner, pour notre plus grand plaisir. Michel Douvre doit y courir et aussi essayer, comme nous, en sortant quelques spécimens.

Puis changement de décor et nous nous rendons à l’abbaye St Philibert, église romane des 11 et 12èmes siècles. Pas de visite guidée prévue puis nous voilà avec Candy qui retrouve son ancien professeur de physique… et une visite impromptue, bien sympa aussi. Eglise magnifique, mosaïques du 12ème, orgue extraordinaire...Un détour à faire !

La saison est lancée et bien lancée. Merci à tous de votre venue et RDV le 3 novembre pour "Un dimanche à 15h !".

Mireille Cayreyre

Edition 2018 du TELETHON

Merci à vous d’être venus nous voir à la capette en ce samedi 8 décembre 2018 : les bénévoles de l’Envol qui avaient concocté tartines de fromage fort et vin chaud (le meilleur de tous ceux testés par les "délégués" départementaux du téléthon, nous ont-ils dit… C’est dur pour eux, ces 2 jours !!), les membres du Groupe d’Animation qui ont aidé à la mise en forme du barnum et à la préparation de la capette, Mireille Mornay, notre maire… tous nous vous remercions.

Les chevaux comtois étaient aussi au RDV malgré un temps très maussade.

Et dans la bonne humeur, près de 250 tartines de fromage fort ont été servies et plus de 13 litres de vin chaud, bien relevé ( un vin chaud gingembrisé !!), dégusté. Presqu’aucun reste !!

496 € ont pu être remis à l’organisation du Téléthon. C’est plus qu’en 2017, ce qui est génial et surtout grâce à votre présence et votre générosité, cette somme va participer, à notre échelle mais c’est déjà bien, au budget de recherche sur les maladies génétiques rares.

Si certains d’entre vous lisent la presse médicale sur ce domaine, ils ont pu voir les avancées significatives faites ces dernières années. Mais il reste tant à faire.

MERCI BEAUCOUP.

Mireille Cayreyre, pour tous les bénévoles présents et notamment cette super équipe du bureau de l’Envol.

La marche des illuminations de ce 21 décembre 2018…

… fut très courte, mauvais temps oblige : il pleuvait, il y avait du vent mais pendant le tour de Courmangoux-le bourg, les enfants étaient déjà "au taquet". Dans le village, nous avons pu voir que Christine Hermant a toujours une aussi jolie décoration et la maison des Léchelle est bien belle aussi.

Nous n’avons pas pu voir les illuminations de Roissiat, à la capette, aux "toilettes" (!!) revêtues de leurs habits de fêtes, ni celles du haut de la Vieille Rue, si jolies. Pas du tout non plus à Chevignat et pourtant, à la Clée, il y a une ou 2 maisons juste magnifiques (bravo les décorateurs) et puis la chapelle et la salle Piquet sont aussi bien éclairées.

Décision fut prise de continuer dans la salle des fêtes avec charades au programme (si vous voulez vous y essayer, n’hésitez pas, elles sont jointes). 2 groupes de 6 enfants et 3 adultes, 5 parties et des solutions trouvées en 20 à 25 minutes à peu près. Pas mal !

Puis pour défouler tout le monde et grâce à l’aide d’Alain Pointud, notre nouveau prof de gym, jeux de ballons pour grands et petits. Cela allait vite (voir photos) et en 3 manches, il était difficile de départager les 2 groupes. Ensuite une partie d’épervier et tout le monde se sentait près pour la 3ème partie de la soirée.

Vin chaud, Cerdon, jus de fruit et surtout les spécialités de nos mamans ou grands-mamans, salées, sucrées, c’était tout délicieux et surtout dans une ambiance bien sympa.

Toujours un moment privilégié que cette fin d’année où l’Envol retrouve plein de curtimangiens (cette année, nous étions 34 !!) et où petits et grands fêtent ensemble les vacances de Noël, partagent une bonne soirée et se souhaitent de bonnes fêtes et le plaisir de se retrouver… l’année prochaine.

Merci à tous d’avoir été là, merci à Alain et à sa petite famille de nous avoir rejoints . Alain, tes talents d’animateur rejoignent ceux de prof de gym !!

A l’année prochaine pour de nouvelles aventures sportives, culturelles, musicales, amicales et plus encore. Très bonne année à tous.

Mireille Cayreyre

Les 5èmes Evasionades ont eu lieu ce 26 janvier 2019, au gymnase de Treffort, dans une super ambiance.

Merci Jean-Loup, Roméo, Thibaut 1, Antoine, Alexandre, Francesca, Mathéo, Enora, Thaïs et Thibaut 2 (le grand), de l’équipe des rouges Et Merci Joline, Mathilde, Delia, Clarence, Kilian, Mikaël, Axel, Erwan, Arthur et Frédérique (la grande), de l’équipe des jaunes ou encore les sentinelles Boa Et enfin, merci à Laurence et Thierry, juges de touche, coaches, "trublions" bien sympas, Merci à tous pour votre participation à ces 5èmes Evasionades.

8 épreuves pour départager difficilement 2 équipes constituées avec quelques règles, quand même : mais oui, ces Evasionades, comme toute Olympiades, c’est du sérieux !! Pas de frère ou sœur dans la même équipe, un nombre équilibré de filles et garçons, de grands, de petits, de chaque côté et pareil pour les 2 parents, Frédérique et Thibaut, qui ont bien voulu compléter les équipes de façon à avoir un nombre pair dans chaque équipe.

Au menu : course à pied relais, course de brouettes, course à cheval, saute et "basse"-moutons, courses de ballons à faire rouler, cloche-pied, tir à la corde, et tirs au but.

Un score très serré, des cris, des rires, des contestations… courtes mais virulentes quand l’un des juges de touche essaie de déconcentrer l’adversaire (n’est-ce-pas Laurence ?) : une jolie ambiance, de la franche rigolade, des enfants vraiment sympas et toujours participatifs… le tout pour finir sur un score très serré de 9 à 8,5 qui voit les jaunes l’emporter d’un petit demi-point.

La coupe du premier pour Clarence et son équipe et Mathéo et les rouges en second.

Un bon goûter tous ensemble pour finir, au goût d’enfance : délicieux gâteaux préparés par les mamans, petits ours chamallow, bonbons Haribo....

Un vrai bon moment comme on les aime. A bientôt tout le monde et préparez-vous pour l’année prochaine.

Mireille Cayreyre

6 février 2019 : Evasion part à la découverte d’un des fleurons industriels de notre département : Renault Trucks

Nous étions 16, dont 3 enfants, ce mercredi matin à nous retrouver avenue Amédée Mercier, à Bourg, pour rejoindre Mr Gagneret, responsable de la communication : c’est avec ce dernier que notre groupe passera près d’une heure et demie passionnante à la découverte de l’assemblage de camions Renault Trucks.

Effectivement sur ce site industriel du groupe Volvo (anciennement un site Berliet, puis Renault), il n’est procédé qu’à l’assemblage. Les différentes pièces, châssis, essieux, moteurs, cabines, roues,… arrivent d’autres sites, dits de fabrication, comme Saint Priest, Vénissieux, Blainville dans l’Orne, par exemple.

130 camions sont ainsi assemblés chaque jour sur ce site de 120 hectares, dont 15 hectares de bâtiments, avec 1700 employés sur le site. Sur les 600 mètres de longueur d’un des halls, nous avons pu assister au montage d’un “tracteur” (la partie du camion qui « tractera » les containers, remorques ou autres...)

Une organisation en “arêtes de poisson” qui permet d’apporter par les côtés, ou le dessus, les pièces qui viendront compléter le châssis central qui lui va glisser sur toute la longueur du hall. Ce châssis se présente « à l’envers », ce qui permet un travail des ouvriers plus facile, sans charge et manipulation excessive. Il sera "retourné" à un certain stade d’équipement, après la mise en place des essieux. Les roues, le moteur, l’appareil qui permet de diminuer la pollution viendront compléter l’ensemble, une fois la 1ère partie transférée sur l’autre côté du hall. C’est là qu’on se rend mieux compte de l’organisation en arêtes de poisson. Tout viendra du côté droit alors que tout le début s’est fait du côté gauche. Puis mise en place de la cabine qui arrive, rutilante du… plafond et vient "au poil près" coiffer le châssis déjà bien complété, pause du bouclier...

Il faut savoir que chaque camion est unique. En lisant le texte ci-dessus, tout paraît simple mais chaque assemblage correspond à un cahier des charges spécifique à chaque engin et à chaque client. Quand on connait les contraintes environnementales ou de vitesse par exemple de chaque pays, et notamment celles des pays étrangers, hors Europe, on conçoit la complexité de l’élaboration de cette fabrication. Dans les commandes de Renault Trucks, 20% partent à l’international, en dehors de l’Europe, de l’Afrique et des pays de l’Est, non UE. C’est ainsi que nous avons pu voir une partie d’une commande pour l’armée canadienne : les camions kaki déjà assemblés, attendaient patiemment le solde de fabrication sur une des nombreuses aires de stockage de l’usine.

Ainsi en 6 heures, un camion est terminé, testé et livré sur le parking, magnifique et donnant envie de l’essayer. D’ailleurs le chauffeur rencontré en fin de chaîne, celui qui a eu le privilège de mettre le volant et le contact, juste après avoir fait une retouche de peinture "lilliputienne", nous a dit que c’était un moment toujours magique, un privilège, de le faire démarrer pour la 1ère fois et de l’amener au banc de test. 1500 opérateurs constituent les équipes intervenantes et chaque opérateur est formé à 3 charges de travail différentes, de façon à leur permettre de diversifier leurs tâches. D’autre part, énormément de choses ont été mises en place en termes d’ergonomie, pour l’amélioration des conditions de travail et de sécurité, dans cette usine qui est d’ailleurs une usine "sans poste salissant", sans graisse. Ainsi les différentes pièces devant contenir du gazole ou un autre liquide arrivent pré-remplies à l’usine.

Et voilà un camion fini, prêt à être livré. Pour un tracteur, il faut compter 105 000€ et ce qu’il tractera coûtera beaucoup plus cher.

Un moment vraiment intéressant à la découverte du patrimoine industriel de chez nous, une usine superbe, qui existe depuis 45 ans : Renault Trucks est le 1er employeur privé de l’Ain et avec les pièces fabriquées à Lyon, Vénissieux ou Saint Priest, un acteur majeur de Rhône-Alpes. Les enfants ont trouvé cela “trop bien” ! Nous sommes bien d’accord avec eux.

Merci à Mr Gagneret de nous avoir accueillis et à une idée de prochain site à découvrir.

Mireille Cayreyre

Carnaval des enfants de Courmangoux, 10 mars 2019

Un peu inquiètes et même dubitatives, le dimanche matin quand nous avons, toutes les 4, Candy, Laurence, Stéphanie et moi-même, préparé la salle Piquet pour notre édition annuelle du Carnaval : météo bizarre, des changements très rapides, des averses importantes…Aidées de Matteo et Joline, les petits sacs-cadeaux étaient vitre prêts et les affaires pour le bonhomme-hiver aussi.

Nous nous demandions ce qui allait se passer l’après-midi. Mais bon, on a décoré, rangé et tout était prêt à 14h15 pour l’arrivée des enfants.

Ils sont venus, 19 finalement, quelques habitués mais aussi des tout-petits, de nouveaux habitants de Chevignat et aussi de Pressiat. Les déguisements étaient bien jolis et cette année, les animaux et insectes étaient à l’honneur : coccinelle, toute petite vache bébé, dragon, lion, chouette… nous avions aussi des princesses, une fée-bonbon, une écolière de manga, une fée de la forêt, un magnifique robot, une cow-girl qui s’entendait très bien avec un siou, une demoiselle-licorne … et même un sapeur-pompier et un militaire. Ces derniers sont arrivés juste après que le bonhomme-hiver qui s’appelait "Pas" (faut le faire !) soit passé de vie à trépas, annonçant le printemps. Un problème au centre d’appel sans doute : ils venaient de Bény !

Nous avons eu aussi, pour le plus grand plaisir, de tout le monde un musicien, venu d’Hauteville. Il a vu notre annonce dans le journal, il aime les carnavals en musique et les enfants, et il avait lu : "venez avec votre instrument !". Cher Monsieur, joueur de tambour, dont on ne connaît pas le nom, un GRAND MERCI.

Tout notre petit monde, enfants, parents et musicien, plus quelques anciens qui nous ont fait le plaisir de nous rejoindre, se sont retrouvés pour la pêche miraculeuse et le goûter. Et cette année, tout était offert, à la plus grande joie des enfants.

Un bon moment où les enfants avaient l’air tellement contents ! Merci à tous et à l’année prochaine.

Et merci Candy, Thibault, Laurence, Stéphanie pour votre aide et Dominique pour la plaque et le seau de graviers.

Mireille Cayreyre

"La lune, rêves et découvertes" : un titre alléchant pour un moment passionnant, le 16 mars 2019, à Courmangoux

Nous étions près de 40 dans la salle des associations ce samedi 16 mars, par une belle après-midi ensoleillée : le ciel avait décidé d’une trêve après 15 jours de pluie. Il devait savoir que nous devions regarder la lune, après avoir appris plein de choses sur elle.

1ère partie de notre soirée : Jean-Claude Allehaux, de l’Association Astronomique de l’Ain (AAA), association qui regroupe des amateurs passionnés d’astronomie, nous a fait rentrer dans l’histoire de la lune. De sa création ou des premières descriptions qui remontent aux grecs aux premières expéditions : 2 heures d’un voyage extraordinaire dans l’espace. Objectif Lune, comme fera dire plus tard Hergé à Tintin : des grecs, comme Aristarque de Samos ou Eratosthène (310 av JC) à Jérôme Lalande (XVIIIème), scientifique bien connu des Bressans, la lune a toujours intrigué, passionné.

  • A combien de kms est-elle de la terre ? 384 000 en moyenne. Tourne-t-elle bien autour de la terre ? Oui, elle décrit en fait une ellipse en un peu plus de 27 jours, comme d’ailleurs elle tourne en même temps sur elle-même. De là, l’explication de la face cachée de la lune.
  • Si vous voulez bien expliquer cela, il vous faudra tout le talent de Jean-Claude Allehaux, plus une panoplie du parfait professeur astronome : un petit globe terrestre, une lune en …polystyrène à l’échelle, un cerceau… Muni de cela, vous ferez comprendre à vos auditeurs ébahis, que si la lune tourne autour de la terre de façon elliptique, il y a des moments où elle est plus près, périgée, d’autres plus loin, apogée.
  • Jean-Claude nous a aussi expliqué son origine : comme souvent avec les planètes, une collision… il y a 3,3 milliards d’années. Cette science liée à sa formation, c’est la sélénographie. Courez vite sur internet pour plus de détails.
  • Si on la voit, qu’on connaît à peu près sa taille, il faut en savoir plus : à quoi cela ressemble sur la lune ? Pourrait-on y vivre… Y-a-t-il de l’eau ? … et pour cela, il faut la voir mieux : d’où les premières lunettes astronomiques avec Galilée en 1610. On y voit alors des "cratères". On pensait au début que c’était des volcans… en fait ce sont des chocs de météorites.
  • La lune varie. Et oui, puisque la lune tourne autour de la terre, elle n’a pas toujours le même aspect dans le ciel : Pleine lune ou Nouvelle lune. Et d’ailleurs quand la lune sera en opposition ou en conjonction avec le soleil, cela s’appelle la syzygie (je vous le dis pour le scrabble, dans le cas improbable où vous aurez dans votre jeu, le y, le z et un joker !!). Entre pleine et nouvelle lunes, elle passera par des phases de lune montante ou descendante, croissante, décroissante. Regardez la PJ avec le schéma correspondant.
  • Ces variations régulières de la lune sont bien sûr à la base d’un calendrier lunaire, mais comme la lune tourne sur 28 jours et que nous avons 365 jours dans l’année, il a fallu un peu décaler. Les différentes religions se sont souvent calées sur la lune pour fixer leurs fêtes, dont celle de Pâques, par exemple.
  • Jean-Claude nous a aussi expliqué ce que sont les éclipses, l’alignement de la terre, de la lune et du soleil : partielles comme l’éclipse de Lune qui aura lieu le 16/7/2019 ou totale, comme l’éclipse de Soleil prévue le 3/9/2081 ; éclipse de soleil à la nouvelle lune ou éclipse de lune à la pleine lune.
  • dernier point assez logique, cette force d’attraction que la lune exerce sur la terre, va logiquement agir sur l’eau, donc sur les océans et sur les marées, grande ou petite, en fonction de l’alignement de la lune et du soleil.

2019, 50 ans après la conquête de la lune. Et oui, cela fait déjà 50 ans (juillet 1969) qu’Apollo XI s’est posé sur la lune et qu’Armstrong et Aldrin y ont fait leurs premiers pas, après de nombreuses années de compétition entre russes et américains. Au bénéfice des russes d’abord dès 1957 et l’envoi du 1er homme dans l’espace, Gagarine en 1961 ou la 1ère sortie d’un homme dans l’espace avec Leonov en 1965…

Bizarrement, vers 1972, les programmes des 2 pays se sont nettement ralentis, problème d’argent, difficultés … avant de repartir ces dernières années avec de nouveaux acteurs, chinois, israéliens, japonais…

2ème partie : pourra-t-on y aller un jour, comme touriste ? Pour voir mieux à quoi cela ressemble, Jean-Claude et Roger Moretti, un autre membre de l’AAA avaient monté leurs télescopes (grossissement X200) et nous voilà dehors dans une nuit assez claire en train de découvrir un morceau de la face visible de la lune : peut-être avons-nous vu la mer de la sérénité ? Oui !

Dans tous les cas, après cette magnifique soirée, nous étions plus sereins, plus heureux et réellement impressionnés. RDV est pris pour le 16 juillet aux Conches pour profiter à nouveau de cette magie.

Merci Jean-Claude, merci à l’AAA et certainement à bientôt. J’espère ne pas trop avoir abîmé votre conférence : pas facile de résumer. Il faut aller vous écouter à nouveau.

Mireille Cayreyre

Evasion remet le couvert à la trattoria, ce 29 mars 2019 !!

Dès la fin de la soirée en 2018, il était décidé de refaire une soirée chez Piero D’Agostino à Bourg en 2019. Trop sympa, intéressant, dépaysant !! Même règle : carte blanche au chef pour nous concocter un cours de cuisine assorti d’une dégustation, selon "son bon plaisir".

Vuole una panna cotta pomodoro-basilico, spaghetti alla carbonara e una zuppa inglese ?

Et voilà le programme, illustré par la phrase ci-dessus, ce qu’on traduirait en français, par "Vous prendrez bien une crème cuite tomates-basilic, des spaghettis à la charbonnière et une soupe anglaise ?". Tout de suite moins chantant et engageant !!

1) Mise en bouche avec présentation de la soirée : un verre à la main avec un peu de Prosecco, ou du vin blanc (un Lugana, de la région du lac de Garde, ou un Oro Passo de la région de Venise), nous voilà tous les 16, à écouter Piero et Ludivine.

2) C’est cette dernière qui nous a concocté la panna cotta à la tomate, assortie de sablés au parmesan et d’une émulsion au basilic. Pour votre info, la crème cuite qui se déguste sucrée ou salée, était une spécialité familiale en Italie et la grand-mère de Piero faisait sa crème elle-même.

Pour 6 personnes, il faut :

  • pour la panna cotta, 300 ml de crème liquide chaude, c’est-à-dire " cuite", 200 ml de purée de tomates au naturel, délayée dans la crème chaude, 2,5 feuilles de gélatine préalablement ramollies dans un bol d’eau froide, que l’on rajoute au mélange précédent, du sel, du poivre et un soupçon de piment de Cayenne ou d’Espelette.
  • pour le sablé au parmesan, 100 g de parmesan râpé, 130 g de farine, 100 g de beurre et un jaune d’œuf. Et on malaxe bien : au pupitre, Laurence et Marie-Ange pour nous faire des "jolis boudins", qui, refroidis au réfrigérateur pendant 3/4h, seront ensuite coupés en tranches de 1cm d’épaisseur et cuits 15 à 20 ‘au four à 180°.
  • Enfin, pour l’émulsion au basilic, on chauffe 400 ml de crème liquide, on effeuille une botte de basilic que l’on met à infuser dans la crème. On mixe très finement et on filtre. Un peu de sel, on laisse refroidir avant de mettre au siphon.

Une entrée fraîche qui annonce l’été.

3) Le chef reprend la main pour la pasta, avec une approche originale. Les spaghettis à la carbonara, tout le monde connait et presque tous les français en ont cuisiné une fois dans leur vie. Alors, donnez-nous votre recette et même faites-la pour nous.

Au pupitre cette fois-ci, Brigitte et Danièle, avec une proposition d’ingrédients proposés par Piero et achetés au Biocoop d’à côté. Cela ne va pas aller du tout … mais ça restera bio !! Bien sûr, il a mis dans le panier de la crème, des lardons nature, des œufs, du parmesan … et il a regardé, un sourire italien en coin !!, Brigitte faire sa recette ou Danièle nous dire la sienne.

Et on a goûté un échantillon avant de voir Piero reprendre la main. Et d’abord pas de crème. On aurait dû s’en douter après l’entrée !! Pas de lardons ! Pas de pâtes fraiches ! Mais pas non plus ces spaghettis filiformes achetés chez notre magasin bio, préféré. Au final, à part le parmesan et les œufs, rien de commun !

Il vous faudra toujours pour 6 personnes :

  • de la joue de porc affinée (guanciale),
  • des œufs, 6 jaunes (que les italiens appellent d’ailleurs le rouge) et 3 blancs, battus doucement
  • du parmesan, une cuillère à soupe pour 2 personnes, mélangé aux œufs
  • des pâtes gragnano, à la farine de blé dur.

Vous faites revenir la joue de porc, tranche d’un cm d’épaisseur, coupé en bâtons d’un cm d’épaisseur à nouveau. Le gras de la joue va fondre et on en utilisera un peu de ce gras pour lier les pâtes.

On met les pâtes à cuire, al dente et on les finit à la poêle… italienne, pour la sauce. On verse le tout dans l’œuf battu et on sert dans des assiettes chaudes. "La pasta non aspetta !". A table ! Prenez votre verre de Barbaresco Rubejà 2003 ou un San Giovese de la région de Florence, l’Enigma et dégustez !

4) Encore un petit creux : non plus vraiment mais le repas se finit avec un clin d’œil à nos voisins Brexiteurs, una zuppa inglese, dessert créé dans les années 1600 à Ferrare, le duc d’Este demandant à ses cuisiniers de faire un dessert copie d’un trifle goûté à la cour d’Elisabeth 1ère.

Biscuits à la cuillère trempés dans de l’alkermès, crème pâtissière parfumée à la fleur d’oranger, une couche nature, une couche au chocolat…

Tout va très, très bien Piero ! Nous repartons le cœur plein de bons moments, certains refaisant le lendemain même des plats appris le soir. Déjà le désir de revenir l’année prochaine.

Un très grand merci à partager avec Ludivine et Fiona, toujours aussi géniales.

Grazie mille per tutti.

Mireille pour les 16 évadés chanceux !

Une bien "bonne" visite à "Beaune", le 3 avril 2019.

Jeu de mots facile, que je ne dois pas être la première à faire. Mais il n’en demeure pas moins que ce fut une belle journée, même si le soleil n’était pas de la partie. Il devait savoir après 15 jours printaniers que nous allions visiter des musées et que beaucoup de choses seraient à l’intérieur.

24, dont 4 enfants, c’est le nombre d’Evadés (un sacré bon crû !) au départ, avec un programme débutant par l’Hôtel-Dieu des hospices de Beaune et finissant par la visite de la moutarderie Fallot.

Je ferai assez court sur l’Hôtel-Dieu, car le site internet est superbe et je ne pourrai parler de tout et enfin, cela sera beaucoup moins bien qu’eux. Mais quand même :

1) Tout est beau, des toits vernissés admirés de la cour d’honneur, au sol avec les carreaux aux initiales entrelacées de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne et de son épouse Guigone de Salins, tous 2 investis dans cette magnifique construction au XVème siècle, aux plafonds, charpentes sculptées, tableaux, chapelle avec ses magnifiques vitraux, cuisine, fers forgés et même salles de soins…

Enfin mention plus que spéciale au retable de Rogier Van der Weyden, "Le Jugement dernier".

2) Tout est instructif et "édifiant". L’Hôtel-Dieu fut classé monument historique en 1862 et s’il a fermé en 1971, jusqu’à cette date, l’utilisation fut fidèle aux principes des 2 fondateurs : "charité et soins dans un environnement de grande qualité".

3) L’apothicairerie vaut aussi le détour et je suis toujours aussi fascinée, en bon apothicaire que j’étais, par le savoir de nos anciens pour faire des "médecines". Un petit clin d’œil pour les enfants aux "yeux d’écrevisse" et à "la pierre divine" !!

4) Le domaine viticole débuté lui aussi très tôt, continue de produire des vins de grande qualité, vendus lors de la très célèbre vente de vins aux enchères des hospices et cela permet même aujourd’hui aux Beaunois d’entretenir leur patrimoine mais aussi d’investir dans leur hôpital du XXème siècle.

Pour ceux qui me liront jusqu’ici…, sachez que la cuvée Guigone de Salins est de très haut niveau, mondialement connue et atteint donc des sommets lors de la vente des hospices.

Après une pause sympathique et réparatrice au restaurant bien nommé " Le petit bonheur", une halte rapide pour certains à la collégiale Notre-Dame de Beaune, la plus ancienne église de Beaune, puis direction le trottoir d’en face du restaurant à la moutarderie Fallot.

C’est la dernière moutarderie artisanale subsistant à Beaune et la seule encore travaillant à la meule de pierre (marbre de Bretagne), que ce soit à Beaune bien sûr ou à Dijon.

30 personnes, dont 10 à l’atelier de fabrication, y travaillent, fidèles au savoir-faire ancestral de 1840 quand la moutarderie fut créée et reprise par Edmond Fallot en 1928. C’est aujourd’hui son petit-fils, Marc Désarménien, qui dirige l’entreprise. Celle-ci produit 2000 tonnes de moutarde (dont 50% vendus à l’export) quand, à Dijon, ils en produisent 90 000 !!

Grâce à notre guide, nous avons pu découvrir les secrets de la graine de sénevé, savoir comment on la travaille, depuis si longtemps (4000 ans avant JC), puis au XIIIème siècle les premières recettes de trempage dans le vinaigre, et enfin, son trempage dans le vin, le verjus non buvable, des ducs de Bourgogne au XIXème, tout apprendre sur les lieux de culture. Tout apprendre aussi sur les vertus gustatives, digestives, médicinales, expectorantes. Vous vous rappelez les sinapismes de notre enfance !

Chez Fallot, tout est fait pour revenir à une plante cultivée en France et 2019 sera la 1ère année avec du 100% de graines origine Bourgogne. Cela permet de faire une moutarde de Bourgogne, qui a une IGP aujourd’hui et demain, il faut le souhaiter, une AOP.

Quelle est aussi la différence entre une moutarde ancienne et une fine ?

Tous les ingrédients sont identiques, seul le tamisage varie.

Quoi de mieux que de mettre en pratique avec des graines, du sel et du vinaigre de vin et de faire sa propre moutarde ? C’est ce qu’a fait une douzaine d’entre nous. Et cadeau, ils ont ramené leurs propres échantillons à la maison pour faire goûter aux absents et aussi pour voir, ce que le temps, une légère oxydation… font au mélange, qui sera plus goûteux, moins "monte au nez" !.

2ème cadeau, une très jolie dégustation organisée autour de 5 petites bouchées et 4 moutardes dont la moutarde de Dijon, la moutarde en grains, puis celles aromatisées, au cassis, au pain d’épices. Une manière sympathique de découvrir quelques-unes des 20 spécialités de la maison.

Il était déjà plus de 17 h quand nous reprîmes les voitures après quelques achats destinés à rendre encore plus savoureuses certaines de nos recettes.

Une bonne journée : les enfants ont été top et …les adultes très sages aussi.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Mireille Cayreyre

18 mai, dernière balade Evasion à Clairvaux-les-Lacs

Au programme fromagerie Thoiria, pique-nique et "musée des maquettes à nourrir le Monde"

Cela fait un peu bizarre de parler d’une sortie que je n’ai pas pu faire mais j’ai passé tellement de temps à l’organiser et j’aurais tellement aimé être là-bas. Une autre fois, nous irons avec nos petits-enfants…

C’est finalement un groupe de 16 personnes, dont 3 enfants, qui prend la route du Jura, assez tôt le matin, sous la houlette de Laurence. J’ai délégué les yeux fermés.

Tôt le matin, car le fromager de Thoiria avait expressément demandé qu’on soit là pour 9h15. Il est le dernier fromager d’une fruitière jurassienne à faire chauffer son lait, pour faire son comté, avec un four à bois. Demandez à Léon et Raymonde, qui, grâce à cette sortie, ont rajeuni de quelques années, comment cela se passe. Ils ont tourné le lait avec grand plaisir.

Laurence, comme les autres, m’a dit : super intéressant et aussi délicieux comtés à l’arrivée, qu’ils ont pu d’ailleurs acheter.

Pique-nique prévu au bord du lac et même si la température était frisquette, il a eu lieu et j’ai ouï dire que grâce à Brigitte et Dominique, l’atmosphère s’est bien réchauffée, quelques vapeurs d’alcool et aussi de café et tout le monde s’est bien amusé, rassasié… avant de rejoindre "le Musée des maquettes à nourrir le monde". Maquettes toutes en bois, assez grandes, elles témoignent des machines utilisées il n’y a pas si longtemps par les paysans de chez nous, pour faucher, ou… Faites un tour sur le site : cela donne vraiment envie d’y faire un tour.

Merci Laurence de ton aide, merci Rachel et Mireille M. des photos, merci Brigitte et Dominique de votre "pique-nique" très amélioré, merci à tous de votre participation et aussi de vos mots si gentils reçus à Marseille.

A bientôt.

Mireille Cayreyre .

Marie-Laure
graine de star !
inouit ou inouie ?
Une jolie brochette bien sympa
barrage et route sont solidaires
Le seul en France
Carmen vient d’être recrutée
L’évacuateur de crue est presque vide sur ses 150 mètres
Recrutement de jeunes stagiaires à la C.N.R.
1er trio au départ et à l’arrivée
Le duo Cocagne
Au palais de justice
Les participants à Tournus
A essayer, rires assurés
Détour par la Thailande
Futur chamion, le costume est là.
Les Grands au Grand Bi.
Téléthon 2018
Téléthon 2018
1ère partie du groupe
La fée bonbon et la tête de Mr Pas
Le robot a ouvert sa boîte sous le regard de Mme Automne
Monsieur Pas
Introduction à la lune, rêves et réalité
Les différentes phases de la lune
On démarre par la création de la lune
Pour voir la lune grossie 200 fois
Trajectoire de la une en mars 2019
La lune face cachée
La lune face visible
Le chef au pupitre
Pas trop dure la soirée
Repas Evasion à la Trattoria
Panna cotta
Spaghettis à la carbonara
Nos deux fées, merci !
Une évasion à Beaune
Juste avant de faire notre moutarde
Le groupe à Clairvaux les Lacs
Fromagerie de Thoiria
Le musée des maquettes