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Envol

Compte rendu des activités de Chantenotes, Elastik gym et Evasion).

C’était la dernière séance de l’année 2009-2010 (29 juin) pour la section "Elastik gym"

A cette occasion, tout le groupe s’est envolé à l’assaut du Mont Myon. 17 paires de mollets, affutés par une année sportive, sont partis pique-niquer sur le sommet et ainsi terminer en beauté une bien jolie saison.

Un bon rythme, une foulée "Elastik", une bonne humeur communicative, de bonnes bouteilles aussi acheminées à dos d’homme et ... de femmes d’ailleurs, des cerises toutes fraîchement cueillies, tout y était pour les 17 protagonistes dont 7 hommes qui, pour une soirée, ont laissé tomber la planète football pour une bonne soirée entre amis sportifs.

Ne manquaient à l’appel que quelques fidèles du cours auxquels nous avons pensé comme Martine, Céline, Bruno ... et aussi le Mont-Blanc qui a préféré rester discrètement caché dans les brumes de chaleur.

A tous de bonnes vacances, de belles balades, du sport, du soleil et à la revoyure en septembre pour parfaire nos abdos et notre forme.

Un merci spécial à Martine, notre coach. A bientôt.

Mireille CAYREYRE
pour les "élastik-gymnastes" de l’Envol.

La chorale CHANTENOTES à la rencontre des aînés

Samedi 20 novembre, la chorale Chantenotes, sous la direction de son chef de chœur Guy Amar, s’est produite devant les résidents de la maison de retraite de Coligny.

Elle a interprété son répertoire de l’année (Guy Béard, Hugues Auffray, Marie Laforêt..) avant d’inviter les aînés à chanter sur des airs de leur jeunesse.

Dans une ambiance festive, cette après midi s’est terminée autour d’un verre de cidre et la tarte maison.

Sylvette GAILLOT

Evasion

Ci dessous, le résumé des différentes activités qui se sont déroulées ces douze derniers mois.

En cliquant ici, vous trouverez le programme de toutes les activités passées et à venir.

Une initiation à l’encadrement passionnante, animée, réussie.

9 membres d’Evasion ont eu le grand privilège de pourvoir profiter d’une belle après-midi d’initiation à l’encadrement auprès d’un " encadreur" professionnel, patient et tellement passionné.

Avec beaucoup de gentillesse, de pédagogie, Jean-Jacques Welcomme a su, dans son atelier de Roissiat, nous faire découvrir la mise en valeur d’une œuvre picturale par un encadrement adapté, "travaillé", personnalisé…

Tout a commencé par la découverte de l’atelier et des nombreux outils : de la tronçonneuse pendulaire pour la coupe des baguettes, l’assembleuse pneumatique qui pose les agrafes et ferme les angles du cadre, la grande machine verticale qui permet de couper des plaques de verre ou de cartons de toutes épaisseurs, et la cisaille tellement efficace que notre professeur y a laissé un morceau de son doigt en contrôlant son aiguisage (avant notre arrivée ! ouf…).

Découverte ensuite des cartes, cartons et papiers d’art spécifiques pour l’encadrement (toujours sans acide, pH neutre) pour assurer la bonne conservation des œuvres encadrées.

L’encadreur est au service de l’œuvre qu’on lui confie. Son seul souci est de la mettre en valeur. Il ne doit jamais intervenir dans l’œuvre elle-même, en surajoutant des couleurs ou des formes inutiles.

Les marges autour d’une œuvre ne doivent pas être égales. Celle du bas doit être plus importante. C’est une question d’optique : si les marges sont identiques partout, une fois accroché au mur, l’œuvre donnera l’impression de "tomber" dans le cadre.

L’art premier de l’encadreur est celui des proportions. La précision et la méticulosité sont les maîtres-mots de ce beau métier.

Tout doit être parfait, y compris au dos de l’’encadrement : aucun détail n’est laissé au hasard, telle la manière d’attacher le câble métallique aux anneaux de laiton, qui ne souffre pas la médiocrité.

Résultat : les chanceux sont repartis avec leurs tableaux/photos/souvenirs embellis, magnifiés. Le bonheur de René avec la nouvelle vie de sa ferme familiale, Dalila et son merveilleux Léo, Bernadette et son paysage provençal, Chantal et l’aquarelle de la vieille rue, Marie-Hélène et sa gravure sur bois, tout ce que vous pouvez voir sur la photo de fin de stage… Enfin Edouard , le petit-fils de Michel et Mireille parti à Lille avec une photo de Bugatti merveilleusement encadrée de bleu et qui témoigne dans le Nord, de la chance d’avoir pu participer à ces belles après-midi.

Merci Jean-Jacques. Ce fut amical, enrichissant et cela ne donne qu’une envie : poursuivre.

Mireille CAYREYRE pour Raymonde et Léon, Chantal et Marc, Bernadette, Dalila, René, Marie-Hélène, Michel

"L’extravagante aventure" de l’ami des papillons. (21 mai 2011)

Nous nous souvenons tous de notre instituteur, celui qui, quand nous avons eu cette chance, nous a emmenés en classe de mer (1ère découverte des crabes, des coquillages…), en classe de montagne ou en classe de nature tout simplement : fleurs, arbres, insectes au programme souvent pour la 1ère fois.

Quand cet instituteur, c’est votre papa, cela donne Marcel Pagnol, à l’assaut du Garlaban et des herbes provençales ou Yvon Nassiet en Haute-Garonne, l’ami des papillons, qu’une quarantaine d’entre nous a eu l’honneur et la chance d’accueillir samedi 21 mai pour une " balade" au pays des Lépidoptères.

Loin de ses bases de St Gaudens, cet ancien ingénieur général, du Génie Rural, des Eaux et des Forêts, ancien Ingénieur agronome et « écologue » comme il se définit, nous a conviés à une « extravagante aventure », selon l’expression de Dany Lartigue, le fils du photographe et le responsable d’un musée tout entier consacré aux papillons à … St Tropez.

Une aventure qui mêle papillons et plantes, car l’histoire des papillons, des insectes en général, c’est avant tout une histoire d’habitat.

Les lépidoptères ou Papillons, ces insectes avec 4 ailes couvertes d’écailles extrêmement fines et parés de couleurs vives, pourvus pour se nourrir d’une petite trompe, sont « holométaboles » , car ils subissent une métamorphose complète, de l’œuf à la chenille , puis la chrysalide avant de s’envoler comme un joli papillon, aux formes et couleurs si différentes, si élégants pour les diurnes, souvent ternes pour les nocturnes.

Le menu d’Yvon prévoyait de nous faire découvrir 3 papillons, tous 3 pourvus d’un nom latin assorti d’un adjectif (merci Linné et sa nomenclature binomiale du XVIIIème) et d’un nom d’usage plus imagé :

  • Vanessa io ou le paon du jour
  • Acherontia atropos ou le sphinx à tête de mort
  • Papilio machaon ou le porte-queue et finalement l’évolution via des croisements savants vers le métis de Blanchard (cf Affiche), doublement gynandromorphe puisque femelle américaine à gauche ; et mâle européen pour le côté droit .

Un petit échantillon, pour évoquer :

1) l’adaptation au milieu/à l’habitat : vanessa antiopa (ou camberwell beauty) par ex, aux saules, le Grand mars à la lisière des forêts de peupliers ; et enfin les papillons de jardin qui aiment tant 3 plantes que tout bon jardinier se doit de cultiver : les carottes ou fenouil , les orties pour le papillon Petite tortue et le paon du jour ; et la pomme de terre pour le sphinx tête de mort.

2) Les cycles de la reproduction étalés sur 6 mois d’avril à septembre, avec les différentes phases de séduction , de procréation entre des femelles plus ternes que les mâles et ces derniers souvent un peu plus petits, ensuite la ponte et les différentes phases de transformation .

3) La chasse aux papillons, celle que tout enfant devrait pratiquer pendant les vacances, entre 11h et midi, de jour avec son filet (fabriqué aujourd’hui en Chine, quel dommage), ou la nuit muni d’un grand drap blanc exposé au sud, éclairé d’une lumière ultra-violet.

Ensuite, nos chères têtes blondes pourraient passer à la phase d’élevage, exceller dans l’art de trouver des papillons (femelles), construire une jolie cage pour suivre la période d’éclosion des œufs, trouver les éléments nutritifs adéquats pour les chenilles…et observer le miracle de l’éclosion de l’adulte, d’abord fripé, qui étale ensuite au soleil ses ailes si remarquables.

Une aventure passionnante, éducative, une meilleure appréhension de la nature et de sa défense, à continuer sur le blog d’Yvon Nassiet :

http://mesamispapillons.blogspot.com

ou à Courmangoux, grâce à tous les jolis potagers et en montant ensuite jusqu’au Mont Myon où les papillons sont si beaux et si nombreux.

Enfin demain peut-être tout près de la mairie si, notre maire dûment sollicitée par notre expert, participe à la formation d’une équipe d’ écologues qui associerait connaissance de la nature et gestion d’un espace agricole et/ou forestier protégé.

Dans ce dernier, nos petits curtimangiens viendraient s’initier, à la botanique, à la connaissance des insectes, ces tout petits organismes passés artistes dans l’art du camouflage, dans l’inventivité de formes, de symboles...

Merci Yvon, ces 2h ont passé beaucoup trop vite. Il ne nous reste plus qu’à plonger dans l’abondante bibliographie que tu as eue la gentillesse de nous montrer, à cultiver notre jardin sans pesticides et avec du purin d’ortie, (l’ortie servant en outre de nourriture à plusieurs vanesses) à mieux ouvrir nos yeux pour profiter des merveilles de la nature.

Peut-être un de ces jours, l’éclosion du Papillon de Courmangoux (que nous nommerons selon Linné le Mirella mornaylis) fera la une de ton blog pour le plus grand plaisir des curtimangiens.
Merci.

Mireille Cayreyre

La nouvelle saison d’Evasion a redémarré en beauté : au menu décoration florale.

Ce 24 septembre 2011, 16 "stagiaires", toutes féminines, on s’en doutait, se sont retrouvées dans la salle des mariages autour de Françoise Grumaud, les bras chargés de fleurs, de branches de sapin, de houx, de tiges de prêles, de décorations variées, papillons, œufs de Pâques, boules de Noël, ruban, cœur en tissu, rafia et de divers outils indispensables : sécateurs, ficelle, mousse synthétique, sotiba (adhésif plastifié de couleur spécial fleuriste)…

Au programme, décoration florale et en particulier décoration de tables pour Noël, pour Pâques, pour recevoir et aussi, tout simplement, pour se faire plaisir.

Allez au travail :

  • d’abord quelques indispensables, comme la mousse synthétique bien imbibée d’eau et aussi de la mousse de nos sous-bois.
  • commencer sa composition souvent par le bas, en particulier pour tout ce qui est petits branchages de conifères « habillant » ensuite des bougies, ou des fleurs hautes et fines ; iris, rose, orchidées…Pour les fleurs bien rondes, zinnias, marguerites, dahlias . … privilégier une queue très courte et placer les fleurs en bas. Cela sera du plus bel effet pour un bouquet asymétrique, un peu japonisant.

Tout paraît si simple et si beau quand Françoise le fait : osez pincer et plier les tiges de prêles, agrafer des feuilles d’iris, mélanger petits fruits, pommes d’amour et fleurs…

Une après-midi trop courte, qui a permis quelques jolies réalisations dans une ambiance si agréable. Quelques stagiaires très douées et surtout une animatrice disponible et inventive qui a su en quelques heures nous donner l’envie de nous lancer plus souvent.

RDV est pris pour le 5 novembre pour décorer les tables du repas de l’Envol.

Merci Françoise de ta gentillesse, de ton temps et les photos parlent d’elle-même : c’était bien et beau.

Mireille Cayreyre

Une passion, le 1er Empire

Quand Evasion rime avec Passion, c’était le 25 octobre 2011 une fin d’après midi avec Jean-Claude Gauthier, pour mieux comprendre :

  • comment lui est venue cette passion pour le 1er empire et les soldats de Napoléon Ier ?
  • comment devient-on collectionneur ?
  • Passion et collection : est-ce facile, problématique ?

Passion et collection riment avec "addiction". Peut-on s’arrêter ? Quand ? Où ?

Pour Jean-Claude, tout a commencé vers l’âge de 8-10 ans, dans un grand château en Auvergne.

Il y était souvent invité par un copain avec d’autres petits garçons de son âge. Cette grande et belle demeure, propriété de la famille Giraud, désertée par des parents très pris par leur travail, était sous la responsabilité de la bonne de la famille.

Cette dernière accueillait avec plaisir les amis de Claude et tout ce petit monde jouait dans le château, "guerroyait" avec les armes exposées dans le grand escalier, de vrais pistolets, des cuirasses …

Ils montaient des scènes de cap et d’épée. C’est d’ailleurs peut-être ces jeux qui ont conduit Claude Giraud sur les planches par la suite et Jean-Claude à être collectionneur.

Vers 15-16 ans, il collectionnait un peu tout, sans trop de distinction d’époques et recevait des conseils du père d’un de ses amis, brocanteur.

Puis vint le temps des sorties entre jeunes, les 1ers flirts et la collection ne résista pas au besoin de …sous pour aller danser.

Le 1er métier, le 1er poste dans le midi, le 1er salaire, et le virus l’avait rattrapé, grâce aussi à des amis brocanteurs dans le sud de la France qui l’ont aidé, formé.

Sa 2ème collection commençait et c’était les pistolets à système.

Et puis un jour, il tombe sur un bouquin sur le 1er empire, la description de la "machine infernale" mise en route par Napoléon 1er, l’organisation de l’armée… et le déclic eut lieu.

Ce serait la collection : grognards, hussards, chevaux allaient devenir ses objectifs du dimanche dans les brocantes.

Au début, tout commence par des boutons. Ces derniers dans 90% des cas, permettent de déterminer l’habit, le régiment, presque la vie du soldat, ses lieux de bataille et ils sont souvent en très bon état alors que l’habit lui-même est "passé" et enfin d’un prix plus abordable.

Un peu plus d’aisance, de place aussi et voilà l’acquisition du 1er sabre, le rachat d’une collection avec un copain, un peu de troc lui apportent son 2ème sabre, celui d’un chasseur de la garde à cheval.

Et puis vient le temps des médailles de la légion d’honneur, puis de celles de St Hélène…

Et ainsi s’est montée la collection de Jean-Claude, la passion de toute une vie, celle qui lui fait courir les brocantes, les farfouilles seul ou en famille… et ce n’est pas le moindre des intérêts que de pouvoir faire cela avec son grand fils.

Il faut aussi une épouse compréhensive et un peu de place. Il faut même choisir son créneau pour pouvoir trouver encore des choses à des prix abordables : de là, la spécialisation de Jean-Claude notamment sur les chevaux et leur équipement ….

Quand on devient collectionneur d’objets historiques, on devient souvent un bon spécialiste de la période en question et c’est ce dont Jean-Claude nous a parlé dans la 2ème moitié de la soirée. Même s’il n’est pas historien, ni un orateur professionnel, il a su nous faire partager ses connaissances, son enthousiasme, nous expliquer la journée-type d’un soldat de Napoléon, à la caserne ou sur le terrain avec leurs lieux de bivouac.

Le 1er "guide du routard" ou du "hussard" est d’ailleurs né là-bas, les soldats donnant des appréciations en fonction des pays traversés :

  • l’Italie arrive en tête avec "tout ce dont a besoin pour les hommes", et puis les vins, les fruits… Comme on les comprend.
  • l’Espagne est bien moins côtée, pays de brigands,
  • l’Allemagne qui aime les français …et les patates,
  • la Russie bien sûr, le pays de la terre brûlée…

Enfin, nous avons appris certaines des expressions des soldats, comme "les chirurgiens de pacotille à l’amputation facile, les vendus, les vieilles culottes, les blancs-becs, les loustics, la bamboche ; casser sa pipe, au sens propre du terme car en tombant ils cassaient leur pipe souvent en terre-cuite"…

Beaucoup de choses n’ont pu être abordées, comme cette connaissance qu’a Jean-Claude des curtimangiens partis à la bataille durant le 1er empire : qui étaient-ils ? Que sont-ils devenus, où ont-ils bataillé ? Ce sera peut-être pour une autre fois.

En tout cas, Monsieur le très bon autodidacte, merci beaucoup de ce moment de remontée dans le temps. C’était passionnant pour les 12 personnes présentes. Et dire que 8 inscrits ont dû annuler au dernier moment. Dommage pour eux !!

Mireille Cayreyre pour Evasion

2011… c’est fini !!

Et pour Evasion et l’Envol, un quatuor d’activités dans les 2 derniers mois :

  • le repas de l’Envol autour d’une choucroute délicieuse et avec le concours d’Aloest et quelques danseurs impressionnants, même de dos ! (photo),
  • l’AG avec un bureau plutôt enjoué, pour mieux vous servir, (photo), reconduit pour une nouvelle envolée, des finances saines et un CR qui peut être demandé à Marie-Ange Gaillard, notre secrétaire de bureau,
  • un téléthon assez mouillé qui nous a poussés à nous installer dans la capette pour la préparation du vin chaud et des tartines de fromage fort (il faut tout goûter, photo)
  • et enfin une balade des illuminations, elle aussi bien trempée, peu d’adultes à la marche, plus à la dégustation..., presque le même nombre d’enfants qui se sont bien amusés, ont admiré la crèche de Michel Carrara sur la place de Roissiat, dégusté de bonnes quiches et tartes et appris à danser dans la salle des mariages sous la houlette d’Aline et Flavie.

Un bon moment, simple et convivial, comme on les aime, pour clôturer ensemble l’année.

Et puis voilà 2012

Tous nos vœux de bonheur, de bonne santé, de joies et d’occasions de se retrouver.

Et pour Evasion, le 14/01/2012, pour les retrouvailles, une première après-midi consacrée à : "La lutte contre la Maladie du sommeil (ou trypanosomiase humaine africaine) : 100 ans d’une grande histoire et de petites histoires"

La chance d’accueillir le docteur Jean Jannin, qui dirige depuis Genève l’unité OMS de lutte contre les maladies tropicales les plus négligées dans le monde.

Une trentaine de personnes ont, je crois, passé une après-midi passionnante à la découverte de cette maladie qui, comme Jean Jannin nous l’a dit, a fondé pour une grande partie, la politique de santé publique en Afrique.

Un devoir éthique que de lutter contre ce fléau, qui s’attaque aux plus pauvres, une maladie qui ne voyage pas mais qui dans ces populations tue à 100% si elle n’est pas diagnostiquée et traitée, une maladie stigmatisante comme la plupart des maladies tropicales les plus négligées, une pathologie sur laquelle il n’y a pour ainsi dire aucune recherche mais qu’il est pourtant possible de contrôler voire d’éliminer++. Ce qui a été acté par la Directrice Générale de l’OMS lors de la dernière Assemblée mondiale de la Santé ciblant l’élimination de la maladie pour 2020.

La Maladie du sommeil est africaine, sévit chez des populations difficiles à atteindre, soit géographiquement soit du fait de la situation du pays (guerre, conflits ethniques…), comme le Soudan, le Tchad, l’Angola, l’Ouganda, la RDC…

C’est une maladie parasitaire et vectorielle : le vecteur, c’est la mouche tsé-tsé, le parasite, le trypanosome et le receveur-réservoir, le bétail en Afrique de l’Est, l’homme en Afrique centrale et de l’Ouest.

C’est une maladie qui, juste après la piqûre par la mouche, est relativement asymptomatique au 1er stade : fatigue, céphalées, un peu de fièvre….comme cela rappelle le paludisme ! et puis quelquefois, un ganglion à la base du cou.

Une maladie enfin qui se développe en 2 stades, l’un dit périphérique, plus facilement traitable, le stade 1 et puis le 2 ou stade neurologique, lorsque le parasite passe la barrière hémato-encéphalique, et envahit le cerveau. Des troubles neurologiques et psychiatriques extrêmement graves surviennent alors et deviennent irréversibles, conduisant à la mort. Le nom de "maladie du sommeil" vient du fait que cette maladie entraine un grave dérèglement de l’horloge biologique. A ce stade, il est très difficile difficile de traiter les malades. Le patient non traité mourra dans les 2 ans avec des troubles neurologiques graves et dans un état de cachexie.

Jean Jannin nous a fait l’historique de la lutte contre la maladie du sommeil depuis sa découverte en 1406…les avancées pas-à-pas de grands noms de la médecine, Atkins, Winterbottom, Koch, Ehrlich… tous ont contribué à découvrir ce parasite qui ressemble à un « vers frétillant » et qui résiste à de nombreux médicaments, sauf certains de manipulation difficile comme des dérivés de l’arsenic ou des dérivés d’anticancéreux.

Enfin les moyens de lutte développés, les équipes mobiles au plus près des foyers, les succès de Jamot et les espérances en 1965 de voir ce fléau disparaître et puis le nouveau départ des cas en 1985, quand on diminue ce travail de fourmi de surveillance. Un nouveau départ, un nouveau programme, de nouveaux acteurs, l’OMS et les laboratoires pharmaceutiques à leur service en 1999 pour essayer d’enrayer le processus, d’éliminer la maladie. Si tout se passe bien, si tous les acteurs continuent foyer par foyer, village par village, même et surtout s’il n’y a pour ainsi dire plus de cas, l’élimination serait possible pour 2020.

Croisons les doigts, rendons hommage à ce travail magnifique de tous, à Jean, à son équipe.

Merci enfin Jean d’avoir pris la peine de venir de Genève pour nous et de nous avoir fait profiter de ton savoir, de ton humanité, de ta gentillesse. Comme disent les québécois, on a été « chanceux » et l’année Evasion a démarré sur les chapeaux de roue.

Mireille Cayreyre

Initiation à la dégustation de vins

Mercredi 8/02/2012, Evasion rimait avec initiation, dégustation, émotion, passion, oxydation, composition, rétro-olfaction, macération, fermentation…

Mais où ? Avec qui ? Pourquoi ? C’était avec Michel et un groupe de 12 évadés, à La Courbatière, pour une première (pour beaucoup d’entre nous) initiation à la dégustation de vins.

Si les professionnels dégustent pour classer, noter, mettre au point des assemblages de différents cépages plus adaptés à la demande des marchés, l’amateur déguste pour se faire plaisir, pour préparer un achat le cas échéant.

Et pour bien déguster, il faut se préparer : avoir un peu faim, être au calme, dans une pièce bien éclairée, avec une nappe blanche, des verres adaptés et des vins servis à bonne température : 15° pour les rouges, 11° pour les blancs. Il faut créer une atmosphère adaptée à la meilleure expression de nos 5 sens. Et oui, l’ouïe (doux bruit du bouchon, expression des bulles) à la vue (quelle jolie couleur, mais aussi …) Nous allons y revenir. L’odorat, le goût, et même le toucher(les tannins !).

Quand on voit la richesse de vocabulaire, les expressions liées aux vins, on ne peut être que séduit. On a envie d’être « éduqué », de mieux comprendre, de partager à plusieurs ces plaisirs.

La vue : écoulement, fluidité, limpidité, palettes de couleurs, le disque plus ou moins large, la robe, le « gras » (du glycérol)…

L’odeur :

  • des arômes primaires, souvent de fruits au tout début de l’élevage (fruits rouges, agrumes… et même poivrons si le raisin a été cueilli trop tôt)
  • des arômes secondaires de fermentation ou d’oxydation, comme le vin jaune, ou du fait de certains ajouts techniques/chimiques, « banane », levures, mie de pain, boisé, soufre…
  • enfin des arômes tertiaires, dus au vieillissement. On appelle encore cela le « bouquet » pour les vins rouges. Souvent un vocable proche de celui des fleurs : sympathique. Un grand expert des vins, Jacques Vivet, dit qu’il y a 10 familles aromatiques. Ne soyez pas enrhumé pour bien en profiter.

Le goût : notre langue est un petit laboratoire de chimie, apte à déceler en fonction de l’endroit, avant, arrière, côtés, des goûts différents : sucré en premier, salé, puis acide sur le côté(de l’intérêt de bien tapisser la bouche à la 1ère gorgée) et enfin amer au fond.

Combien de mots pour décrire les goûts, qui en plus sont différents chez chacun, évoluent avec le temps, au cours d’une même soirée, avec la température… Si vous avez un peu de courage, ne finissez pas votre verre tout de suite. Revenez-y et découvrez de nouvelles choses. Est-ce acide, vif, mordant, vert ? Mou, souple, plat, dur, lourd ?chaleureux, sirupeux, astringent, rond ? Élégant, rude, moelleux ? Sucré, liquoreux ? Avec une attaque franche, longue, persistante ??

Il y a même des qualificatifs par sexe : quand on dit qu’un vin est masculin, il est souvent franc, viril, rustique lourd et même massif ou grossier. Au contraire un vin féminin est aimable, fin, velouté, délicat, élégant, gracieux. Hum, j’en reprendrai bien encore un peu, svp !

Mais, comme dans tout, tout est question d’équilibre et selon les vins, blancs, secs ou moelleux ou rouges, les composantes de l’équilibre seront différentes (voir schéma). Mais on parle, on parle, ceci n’est valable que si on expérimente.

Et voilà notre groupe de 12 élèves passionnés suivant Michel sur le terrain, autour de vins, permettant de mettre un mot sur le contenu de nos verres. Du Graves souple, au pinot noir, plus "renfermé", un peu perlant, au St Joseph, si bon, si sombre, si "pruneaux", dans sa robe pourpre et avec sa jambe si caractéristique…jusqu’à, au 6ème vin, la surprise de dessert : un Sauternes si "sémillon", si séduisant, si élégant.

Michel Serres a écrit : "Nous avons pris tant de temps à boire le verre que nous en parlons encore."

Un autre Michel a mis cette phrase en "pratique" et nous en parlerons encore longtemps, car c’était vraiment passionnant, avec des participants très actifs, plein de questions et des difficultés , des fois , à seulement goûter, ne pas tout boire, cracher, mais oui, c’est fait pour le petit pot sur les tables, si on veut bien profiter de la dégustation…

Dégustatrice pour la 1ère fois…et conquise. Merci Michel.

Mireille Cayreyre

Carnaval à Chevignat, dimanche 26/02/2012

Le jeudi 23 février, Le Progrès, dans son supplément WE écrivait que "c’était la grande saison des carnavals. Communes, écoles, crèches ou centres de loisirs célèbrent l’événement". Il ne parlait pas du RDV de Courmangoux, mais il aurait dû.

Un carnaval haut en couleurs avec une quarantaine d’enfants et quelques adultes superbement déguisés qui se sont retrouvés en début d’après-midi devant la chapelle Saint Sébastien à Chevignat.

De un an et quelques mois, une superbe citrouille ou un petit chinois blondinet (une rareté, les asiatiques tout blonds ! !!) , à quelques années de plus, Pépé Thierry d’abord, puis un magnifique Cro-Mignon, non identifié (mais de …Coligny , d’après nos renseignements mais nous ne connaissons pas sa grotte), ou une blonde platine coiffée d’un bonnet de fou du roi (mais oui !), nous avons pu admirer des princesses toutes plus jolies les unes que les autres, des miss-iss, Anaïs et Clarisse, des clowns fantastiques, des policiers, un joli Zorro, musicien de surcroît (il tape superbement sur le djembé), des squaws et des cow-boys et cow-girls, des spidermen, des chevaliers, des personnages mystérieux aux oreilles de rugbymen , des chevaliers, des coccinelles, des sorcières….J’en oublie certainement.

Notre groupe, en musique ou plutôt avec du bruit (merci Gérard et Mireille et pensée pour Dédé et sa vraie musique) a traversé rapidement Chevignat jusqu’à la croix pour se retrouver salle Piquet.

Tout ce petit monde cohabitait très bien : Cro-Mignon buvait du vin chaud, il y avait donc des vignes à Coligny à côté de la grotte, nos tout-petits et même un peu plus grands, s’adonnaient à la pêche miraculeuse, la loterie réservait de jolies surprises et enfin les bugnes de nos géniales « bugneuses » se dégustaient, comme toujours, avec délice. Tout cela dans une jolie salle avec des guirlandes toutes belles (merci Dalila !) et plein de ballons (merci Jean-Luc !)

Un bon moment, plein de rires d’enfants et de joie, avec un temps plus clément que ces dernières semaines.

En 2013, nous serons là avec toujours plus d’enfants : la commune s’agrandit et les voir tous courir, jouer, dévorer les bonbons, sourire …est toujours magique pour tous. Des moments privilégiés à consommer sans modération

Mireille Cayreyre

7 et 21 mars 2012 : "Quelques rudiments sur l’islam" et "Deux pas dans les fables de La Fontaine" grâce à Jacques Verdiel.

L’an dernier, Jacques Verdiel nous conviait à une promenade dans le lexique à la découverte du mot Psychologie. Un moment privilégié à l’écoute de ce professeur, proviseur de lycée honoraire, érudit, si bon pédagogue et plein d’humour.

Plaisir renouvelé cette année puisque Jacques est venu nous voir 2 fois à Courmangoux, pour un programme très différent. Car Jacques Verdiel, c’est cela : une culture éclectique au service de tous.

Le 7 mars, dans la salle des associations à Courmangoux, 16 personnes pour sa 1ère causerie. Jacques, c’est un puits de culture, une vie passée en France mais aussi au début de sa carrière de professeur agrégé de lettres classiques au Liban et en Tunisie pendant 12 ans, une très bonne connaissance de la langue arabe parlée et écrite, une envie de partager, d’éclairer...

Qui mieux que lui pouvait nous donner quelques rudiments sur l’Islam ? Avoir une idée de cette religion qui comme le christianisme par exemple, présente une grande diversité de rites, d’usages, de cultures et qui concerne aujourd’hui dans le monde plus d’un milliard de personnes.

1h30, c’est tellement court pour découvrir les origines et les circonstances qui ont conduit le prophète Mohammed à "créer" l’Islam en 622, les sources orales et écrites, comme le Coran, les développements de la loi, les nouveaux courants d’aujourd’hui, le chiisme, les sectes...

Il aurait fallu au moins 3 h ensemble pour mieux comprendre ce qu’est la souna, à l’origine du courant sunnite, ce qu’est le soufisme, qui sont les chiites, les salafistes, mieux comprendre l’influence des pays comme l’Arabie saoudite, l’Iran… voire la Turquie.

Comme Jacques nous l’a dit, lui qui a lu et relit souvent le Coran, car la langue y est belle nous dit-il, on le lit "comme on veut" et "on peut y voir ce qu’on veut". 1h 30 ne nous aura donné qu’une envie, celle de mieux connaître pour mieux comprendre.

Une causerie passionnante, un orateur extraordinaire de culture, de gentillesse, d’ouverture d’esprit !

Tous les ingrédients étaient là pour revenir l’écouter 15 jours après, pour…

"Deux pas dans les fables de La Fontaine".

Un moment magique, Jacques Verdiel l’a fait vivre ce 21 mars à quelques curtimangiens vraiment chanceux.

Partir à la re-découverte de cet auteur du XVII ème, contemporain de Louis XIV, qui a écrit 240 fables, à côté d’autres œuvres moins connues, ce poète que Jacques a qualifié gentiment de "hippie", cela s’est fait avec un conteur extraordinaire.

C’est en nous récitant les fables, en les vivant vraiment, par cœur (La Pléiade posée à côté de lui, au cas bien improbable où sa mémoire lui ferait défaut), que Jacques nous a montré que les sujets de ces fables, c’est en fait "une ample comédie à cent actes divers et dont la scène est l’univers", comme l’a écrit l’auteur lui-même. Et les acteurs en sont aussi bien le roi (le Roi-lion), la cour, la société, le bourgeois, le peuple, le seigneur, le clergé, représentés dans la vie de tous les jours.

Les scènes de cette comédie sont d’une grande diversité et les vers sont magnifiques, très divers mais demeurent "classiques", disant les choses avec mesure et usant de l’art de la litote. Chaque mot a sa place. C’est aussi dans certains textes une réflexion sur le monde, introduisant des réflexions politiques ou sociétales vraiment intéressantes.

On ne se souvient souvent que des morales, mais le plus important, c’est le texte. Les morales sont finalement souvent très "pauvres" par rapport à tout ce que le récit nous a apporté. Et ainsi, nous avons écouté ; "La cigale et la fourmi", "le chêne et le roseau", "la mort et le bûcheron", "le meunier, son fils et l’âne", "les 2 pigeons", "la laitière et le pot au lait" et son pendant "le curé et la mort"… au total une vingtaine de poésies si bien racontées, expliquées, vécues.

Jacques est reparti avec un ouvrage, celui de Michel Gaillard sur les noms de lieux, avec un joli cadre d’illustrations de fables de Jean-Jacques Welcomme.

C’est aussi cela Evasion, la rencontre de multiples talents pour notre plus grand plaisir. Et puis en arrivant à la maison, un bon nombre d’entre nous a dû rouvrir ses classiques Larousse pour prolonger ce bon moment.

Mireille Cayreyre

Le groupe "Elastik gym"
Léon, Colette et Raymonde après l’effort
Les choristes
René et sa maison natale
Yvon Nassiet et Mireille Mornay
Tout le matériel pour "papilloter" le papillon et mieux le conserver
Un livre ancien si "romantique" à la découverte des papillons
Le blog
Le métis de Blanchard
Décoration florale
Décoration florale
Décoration florale
Jean-Claude Gauthier
1er empire
1er empire
Omar au repas de l’Envol
La table. C’est tout beau !
"Chantenotes" au repas de l’Envol
Le bureau de l’Envol
Le secret du vin chaud, c’est de goûter !
Docteur Jean Jannin
Conférence "la maladie du sommeil"
Jean et les deux Mireille
Le groupe d’élèves
Colette et René heureux
Tenir son verre par le pied
Tout est question d’équilibre
La dégustation, cela s’apprend
L’étiquette, comme le bouchon, important
Michel explique les rouges
Axel, un de nos deux zorros
Cro-mignon se désaltère
Flavy YOYA and Cie
Johan pêche pour la 1ère fois
Les miss
Noë et ses bulles
Pépé Thierry, après
Plein de ballons
La blonde platine
Heureux les fontainiens
La lecture d’un passage du Coran
Quelques rudiments sur l’Islam ça discute !!
Un cadre, un exemplaire des noms de lieux de la commune. Jacques repart comblé et nous aussi.